PIRATERIE

La Marine américaine libère 13 marins iraniens aux mains de pirates somaliens

Alors que les tensions entre Washington et Téhéran se ravivent, 13 marins iraniens enlevés il y a plus d'un mois par des pirates somaliens ont été secourus par l'équipage d'un navire américain auquel l'Iran avait interdit l'accès au détroit d'Ormuz.

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AFP - La Marine américaine a libéré jeudi en mer d'Arabie 13 marins iraniens dont le navire avait été pris en otage par des pirates somaliens il y a près d'un mois et demi, et capturé 15 pirates présumés, a annoncé vendredi le Pentagone.

Le navire, un boutre qui servait de "bateau-mère" pour les pirates, a été abordé par un groupe de soldats embarqués à bord du destroyer USS Kid à la suite d'un appel de détresse lancé par le capitaine du boutre, a précisé dans un communiqué la Ve flotte américaine.

Cette opération intervient alors que la tension entre Téhéran et Washington est montée d'un cran dans la région du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, après les menaces iraniennes contre les navires militaires américains de ne pas revenir dans le Golfe sous peine de faire face à "toute la force" de la marine iranienne.

L'intervention s'est faite en deux temps, a détaillé devant la presse le capitaine de vaisseau John Kirby, porte-parole du Pentagone.

Dans un premier temps, le porte-avions USS John-Stennis et son escorte ont reçu un appel de détresse d'un navire qui faisait l'objet d'une attaque de pirates à bord d'un skiff, une petite embarcation.

"Ils ont répondu en envoyant un hélicoptère depuis le croiseur USS Mobile Bay", a détaillé le capitaine de vaisseau Kirby. Mais les pirates ayant entre-temps abandonné leur assaut et jeté à la mer d'éventuelles preuves, ils n'ont pu être appréhendés, a-t-il ajouté.

Un peu plus tard, "aux environs de midi et demi, un (hélicoptère) SH-60S Seahawk du destroyer lance-missiles USS Kid a détecté un skiff soupçonné d'appartenir à des pirates amarré au boutre battant pavillon iranien, le Al Molai. Simultanément, un appel de détresse a été lancé par le capitaine du Al Molai disant qu'il était retenu prisonnier par des pirates", précise la Ve flotte dans le communiqué.

Une équipe a été envoyée à son bord. "Les pirates n'ont pas résisté et se sont rapidement rendus", ajoute le communiqué.

Ils ont été transférés à bord du porte-avions tandis que l'équipage iranien et le boutre ont pu reprendre librement leur route, selon John Kirby, précisant que les pirates présumés sont vraisemblablement somaliens.

 

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