Logement : "Quand Cantona a quelque chose à dire"

Presse française, Mardi 10 janvier 2012. Au menu de la presse française ce matin, Eric Cantona qui demande 500 signatures pour faire parler du problème du logement, la liquidation de SeaFrance, un rapport attendu du juge Marc Trévidic, et les victimes de PIP.

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On commence cette revue de presse française ce matin avec Libération, qui consacre sa Une à cette annonce d’Eric Cantona, l’ex-joueur de foot, entre autres, de Manchester United: «Je cherche 500 signatures».
 
500 signatures, bien sûr, pour pouvoir, non pas se présenter à la présidentielle d’avril prochain, mais pour, dit-il, pour sensibiliser les maires français, au problème du logement. Eric cantona qui après avoir appelé les Français, l’année dernière, à retirer leur argent des banques pour «saper» les bases du système, a décidé cette fois de s’engager auprès de la Fondation Abbé Pierre. «Il y a aujourd’hui en France un  vrai mépris du problème du logement», d’après lui, et «il faut agir au moment où l’on a des chances d’être écoutés et entendus».
Un engagement salué par Libération, pour qui l’ex-footballeur, «pourfendeur du conformisme et provocateur récidiviste», a fait sienne cette devise: «L’homme raisonnable s’adapte au monde, tandis que l’homme déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui-même».
 
A voir également ce matin, la liquidation de l’entreprise SeaFrance, qui devrait se traduire par la mise au chômage de 880 salariés.
Le gouvernement a promis qu’il organiserait le sauvetage de ces emplois, mais c’est une annonce qui a été accueillie avec scepticisme par les salariés, d’après le Parisien, qui explique également que malgré la liquidation judiciaire, les chefs de la CFDT-Maritime Nord, accusés d’être pour partie responsables du naufrage financier de leur entreprise, restent dans le collimateur de la justice.
 
Seafrance, ou l’histoire d’un énorme gâchis, racontée par le journal le Monde, qui évoque un syndicalisme à la dérive, des relations à la fois violentes et incestueuses entre les syndicats et la direction, une gestion opaque, et même des soupçons d’enrichissement personnel chez plusieurs responsables syndicaux, accusés carrément, par certains de leurs détracteurs, d’avoir mis en place une organisation «quasi-mafieuse».
Le Monde qui rappelle qu’en 2009 un rapport de la Cour des Comptes avait déjà pointé du doigt plusieurs de ces dérives.
 
A voir également ce matin, la présentation attendue aujourd’hui des conclusions du juge Trévidic sur l’attentat qui a tué le président rwandais Habyarimana en 1994, un attentat qui avait déclenché le génocide des tutsis.
C’est un rapport, écrit Libération, qui va permettre peut-être de comprendre les circonstances dans lesquels Juvénal Habyarimana est mort le 6 avril 1994, des réponses très attendues, même si elles vont rester purement techniques, sur un dossier qui continue d’empoisonner les relations entre la France et le Rwanda.
 
Et puis le Figaro propose ce matin les témoignages de femmes porteuses de prothèses PIP, ces implants mammaires frelatés qui auraient été posés sur près de 30 000 Françaises (on parle aujourd’hui de 400 à 500 000 femmes à travers le monde). Un cauchemar pour ces femmes qui racontent comment ces prothèses les ont aidées à surmonter un cancer, ou ont tout simplement changé leur vie après une opération pour des raisons esthétiques, des femmes «meurtries dans leur intimité».
 
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