FRANCE

SeaFrance, chronique d'une lente déchéance

L'avenir de SeaFrance est-il définitivement compromis depuis le 9 janvier dernier ? Malgré l'annonce de la cessation d'activité, le gouvernement entend proposer des solutions pour relancer l'activité de la compagnie maritime.

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2008

- février/mars : Première grève de 17 jours.

2009

- 17 février : Seafrance annonce la suppression de 650 postes, soit 40 % de l’effectif, en raison de sérieuses difficultés financières.

- 24 août : La CFDT (syndicat majoritaire) refuse de signer un accord sur le plan de redressement.

- 16 octobre : Les grévistes bloquent le port de Calais.

- 27 octobre : Les conclusions du nouveau médiateur nommé par le préfet du Pas-de-Calais, Daniel Cholley, sont rejetées par la CFDT.

- 14 décembre : Faute d'accord, la direction de SeaFrance saisit le tribunal de commerce de Paris pour lancer une procédure de sauvegarde.

- 16 décembre : Le plan de redressement est accepté par la CFDT, 482 emplois, au lieu de 650, sont supprimés.

 2010

- 29 janvier : Arrêt des liaisons transmanche et grève du personnel de service à bord contre le plan de redressement.

- 6 avril : Grève de six jours.

- 30 juin : SeaFrance est placée en redressement judiciaire, après l'annonce d'une augmentation du nombre de suppressions de postes à 725.

 2011

- 14 avril : Un plan de restructuration est voté à 94 % par les salariés. La SNCF y injecte plus de 200 millions d'euros.

- 22 juin : Le projet de restructuration fait l’objet d’une enquête menée par la Commission européenne.

- 26 juillet : Une offre de reprise est proposée par Louis Dreyfus Armateurs et la compagnie danoise de ferries DFDS, conservant 460 emplois et trois navires.

- 25 août : La CFDT dépose une offre de reprise par une Scop (société coopérative et participative).

- 24 octobre : Jugé non conforme aux règles de la concurrence, le plan de restructuration est rejeté par la Commission européenne.

- 16 novembre : Le tribunal de commerce de Paris prononce la liquidation judiciaire de SeaFrance mais maintient son activité jusqu'au 28 janvier, laissant la porte ouverte à la présentation de nouvelles offres de reprise avant le 12 décembre.

- 12 décembre : La Scop est la seule offre de reprise présentée au tribunal de commerce de Paris.

 2012

- 2 janvier : Dans un premier temps opposé à la Scop, le gouvernement apporte finalement son soutien au projet de coopérative et demande à la SNCF de verser des indemnités exceptionnelles aux salariés, qui permettraient de financer leur projet de reprise.

- 6 janvier : Un collectif de salariés non-syndiqués de SeaFrance se constitue à Calais pour relancer la possibilité de reprise de la compagnie par Louis Dreyfus Armateurs et DFDS. La Scop dépose la dernière mouture de son offre de reprise devant le tribunal de commerce.

- 9 janvier : Le concurrent Eurotunnel se porte candidat au rachat des navires de SeaFrance pour les faire exploiter par la Scop. Mais le tribunal de commerce de Paris prononce la cessation d'activité de SeaFrance.

- 10 janvier : Les dettes de la compagnie sont estimées à 190 millions d'euros. La SNCF propose de reclasser 500 salariés de sa filiale maritime.

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