CRISE ÉCONOMIQUE

L'Espagne franchit la barre des 5 millions de chômeurs

Alors que les chiffres officiels seront publiés le 27 janvier, Mariano Rajoy estime que l'Espagne compte 5,4 millions de chômeurs. "Un chiffre astronomique", juge le chef du gouvernement qui a fait de l'emploi l'une des priorités de son mandat.

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AFP - Le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy a estimé samedi à 5,4 millions le nombre de chômeurs en Espagne fin 2011, un chiffre "astronomique", a-t-il dit, qui confirme la progression alarmante du nombre de sans-emploi dans le pays.

"Cette année (2011) va se terminer avec 5,4 millions" de chômeurs, a déclaré M. Rajoy, soit plus de 400.000 chômeurs supplémentaires par rapport à la fin septembre, lorsque l'Espagne affichait déjà un taux de 21,52%, le plus élevé du monde industrialisé.

"C'est un chiffre astronomique", a-t-il ajouté, "quand nous connaîtrons les chiffres officiels, ce sera ceux-ci". Réduire le chômage est "notre défi, tous nos efforts et toutes nos politiques seront dédiés à cet objectif", a lancé M. Rajoy lors d'une réunion de son parti, le Parti populaire, à Malaga.

Les chiffres du chômage au quatrième trimestre 2011 doivent être publiés le 27 janvier par l'Institut national de la statistique (INE). A la fin septembre, le nombre de sans-emploi en Espagne s'élevait à 4,978 millions, contre 4,83 millions à la fin juin (20,89%).

Un chiffre de 5,4 millions signifierait donc non seulement que le chômage continue à gagner du terrain, mais que sa progression s'accélère.

Mariano Rajoy, qui a pris les rênes du pays le 21 décembre après sept années de gouvernement socialiste, a fait de l'emploi la priorité de sa politique, avec la lutte contre le déficit public.

L'agence de notation financière Standard and Poor's a abaissé vendredi de deux crans, à A, la note de la dette souveraine de l'Espagne en l'assortissant d'une perspective négative.

Cette perspective, a expliqué l'agence, signifie qu'il y a au moins une chance sur trois que la note soit de nouveau baissée en 2012 ou 2013, notamment si le gouvernement ne réforme pas le marché du travail pour faire baisser le chômage. Une réforme du marché du travail est à l'agenda du nouveau gouvernement.

 

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