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Visite historique d'Alain Juppé en Birmanie

Le ministre des Affaires étrangères est arrivé ce samedi en Birmanie. Premier chef de la diplomatie française à se rendre dans ce pays, il rencontrera l'opposante Aung San Suu Kyi dimanche puis le président Thein Sein lundi.

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AFP - Alain Juppé est arrivé samedi en Birmanie pour la première visite d'un chef de la diplomatie française dans le pays, dans le but d'encourager les réformes entreprises par le nouveau régime birman, a-t-on appris de source diplomatique.

Le ministre "entend encourager le président Thein Sein et les autorités birmanes à poursuivre et à amplifier ce mouvement, en prenant des mesures concrètes en faveur de la réconciliation nationale, des droits de l'Homme et des minorités et de la démocratisation", selon le ministère français des Affaires étrangères.

La Birmanie doit accueillir les prochains jeux d’Asie du Sud-est en 2013 avant de prendre la présidence de l’Asean (l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est) en 2014.

Il doit également insister pour que les législatives partielles du 1er avril se tiennent "dans des conditions conformes aux pratiques démocratiques", un an et demi après le scrutin de novembre 2010, dénoncé par l'Occident comme une mascarade.

Vendredi, la Birmanie a libéré 300 prisonniers politiques, dont plusieurs de premier plan, une amnistie qui était réclamée sans relâche par l'Occident pour preuve de la sincérité des réformes et qui a été saluée par la communauté internationale, de l'ONU à l'Union européenne.

La France a notamment salué un "geste important" et les Etats-Unis se sont dits prêts à échanger des ambassadeurs avec Naypyidaw.

Alain Juppé doit notamment rencontrer dimanche l'opposante Aung San Suu Kyi, à qui il remettra les insignes de Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur, puis lundi le président Thein Sein.

Il est le premier ministre français des Affaires étrangères de l'histoire à visiter le pays, indépendant depuis 1948.

Il est aussi le premier ministre français à s'y rendre depuis 1988, année d'un soulèvement populaire dont la répression avait fait quelque 3.000 morts.

Ce voyage fait suite à la visite historique début décembre de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, et à celle du chef de la diplomatie britannique William Hague début janvier.

La junte au pouvoir pendant près d'un demi-siècle s'est auto-dissoute en mars et a transmis ses pouvoirs à un gouvernement "civil", mais totalement contrôlé par d'anciens militaires.

Ce gouvernement a depuis multiplié les réformes, permettant notamment le retour au coeur du jeu politique de Suu Kyi, qui se présentera aux législatives partielles d'avril, alors qu'elle était encore en résidence surveillée en novembre 2010.

 

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