HONGRIE

Viktor Orban tente de rassurer les membres de l'UE

Avant de venir s'expliquer devant le Parlement européen, le Premier ministre a tenu mercredi à rassurer la Commission européenne dans une interview au journal Bild. Viktor Orban est décrié par Bruxelles pour les nouvelles lois qu'il a fait adopter.

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AFP - Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est montré mercredi conciliant vis-à-vis de Bruxelles qui lui a donné un mois pour modifier des lois qui lui confèrent des pouvoirs controversés sur la banque centrale notamment.

Dans un entretien au quotidien allemand Bild paru mercredi, M. Orban a déclaré: "Nous sommes ouverts et prêts à négocier sur tous les problèmes présentés par la commission européenne sur la base d'arguments sérieux".

A propos de la loi qui confère au gouvernement hongrois des pouvoirs controversés sur la banque centrale, M. Orban, qui viendra s'expliquer en personne mercredi devant le Parlement européen, a précisé: "Dans ce cas, nous allons nous soumettre au pouvoir et pas aux arguments".

La Hongrie a "un président à la tête de la banque centrale qui a été élu par le parlement d'avant. Son mandat s'achève en 2013 et cela ne va pas changer", a-t-il ajouté.

"En outre, nous avons un conseil financier, dont le nombre de membres a été également décidé par l'ancien parlement. Maintenant, il s'agit juste de savoir si ce conseil doit être aggrandi. Si l'UE estime que cela pose problème, nous allons répondre à leurs demandes. Même si cela désavantage la banque centrale", a-t-il continué.

Mardi, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso avait annoncé à Strasbourg l'ouverture de trois "procédures d'infraction" à l'encontre de la Hongrie au sujet de ses réformes concernant la banque centrale, les juges, et l'autorité hongroise de protection des données.

Alors que l'Etat hongrois, au bord de la banqueroute, cherche à obtenir de l'UE et du FMI un crédit de 15 à 20 milliards d'euros, le commissaire en charge des questions économiques Olli Rehn avait souligné mardi que la "pleine indépendance de la banque centrale" était une condition à son octroi.
 

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