ITALIE

Les recherches reprennent sur la partie émergée du Concordia

La marine italienne a repris les recherches sur la partie émergée du Costa Concordia. Vingt-et-une personnes sont toujours portées disparues alors que des oscillations du navire empêchent pour l'instant l'exploration de la partie immergée.

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AFP - Les recherches de la vingtaine de disparus du naufrage du Concordia ont repris vendredi en début de soirée, mais seulement sur la partie émergée du paquebot de croisière, a indiqué à l'AFP Alessandro Busonero, porte-parole de la marine italienne.

"Le navire s'est stabilisé et les recherches sont en train de recommencer dans la partie supérieure", située hors de l'eau, a déclaré M. Busonero, en ajoutant en revanche que les scaphandriers ne pourraient recommencer l'exploration de la partie immergée de l'épave que samedi matin.

La décision de reprendre la recherche de disparus au moins dans la partie du gigantesque paquebot, située hors de l'eau, a été prise à l'issue d'une série de réunions qui ont permis de constater qu'il s'est stabilisé.

"Nous avons vérifié que les oscillations qui ont eu lieu la nuit dernière n'étaient pas un mouvement continu", a indiqué aux journalistes sur place Cosimo Nicastro, porte-parole des garde-côtes.

Selon lui, les pompiers vont pouvoir recommencer à explorer la partie émergée du Concordia.

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Pour la partie sous l'eau qui est "plus dangereuse" et dont sont chargés notamment les scaphandriers de la marine militaire, "nous évaluerons demain les données sur la position du bateau et s'il est toujours stable, les plongeurs entreront pour inspecter le pont numéro trois pour voir si nous y trouvons encore quelqu'un".

M. Nicastro a aussi parlé du risque de pollution lié à la présence de plus de 2.000 tonnes de mazout dans les réservoirs du navire. "La première phase a été d'entourer le navire de bouées flottantes puis arrivera dans les prochains jours un bateau-citerne pour pomper le fioul", a-t-il dit.

Une troisième phase "encore à l'étude est l'hypothèse d'un ancrage du navire pour éviter qu'il ne coule", a-t-il ajouté.

Le Concordia, parti vendredi dernier à 18H00 GMT de Civitavecchia près de Rome a heurté un rocher deux heures et demi plus tard puis est venu s'échouer à une trentaine de mètres de la rive de l'île du Giglio (Toscane).

Le bilan du naufrage est pour le moment de 11 morts et 21 disparus dont plus de la moitié d'Allemands, des Français, des Américains, une Péruvienne et un Indien.

Il transportait 4.229 personnes dont 3.200 passagers de 60 nationalités et un millier de membres d'équipage de 40 pays différents.

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