La "rage" turque

Presse internationale, Mardi 24 janvier 2012. Au menu de la presse internationale ce matin, la décision européenne d’imposer un embargo pétrolier à l’Iran, la répression des opposants chiites en Arabie saoudite, et la colère turque après le vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien, en France.

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On commence cette revue de presse internationale avec la décision de l’Union européenne d’imposer un embargo pétrolier à l’Iran, une décision qui suscite des réactions très partagées.

Je vous propose de commencer avec The Guardian, qui rappelle que la décision ne doit prendre effet que le 1er juillet, et explique qu’elle fait courir le risque d’une augmentation des prix du pétrole et de tensions accrues dans le détroit d’Ormuz, cette partie du golfe persique par où transite près d’un tiers du pétrole mondial et que l’Iran a menacé de fermer - ce qui lui a valu une très ferme mise en garde de la part des Etats-Unis. The Guardian parle d’une zone de haute tension où le moindre incident peut gravement dégénérer.

Et on est plus inquiet encore du côté du New York Times, qui titre: «Bomb bomb bomb bom bom Iran ?», en évoquant une série de sanctions qui seront sans effet et ne parviendront pas à faire plier l’Iran. Il y a, bien sûr, le danger que l’Iran parvienne à fabriquer l’arme nucléaire et s’en serve contre Israël, mais écrit The New York Times, Ahmadinejad est fou, pas suicidaire.

Pas du tout d’accord avec cette analyse, le quotidien britannique Times, qui explique que les sanctions sont nécessaires contre ce régime agressif et brutal. Oui, les pressions économiques et diplomatiques peuvent faire la différence écrit le journal, en évoquant aussi la façon dont l’Iran non seulement réprime ses opposants mais persiste également à financer le terrorisme en Irak, en Syrie, à Gaza et au Liban.

Il est en revanche un pays que le journal The Guardian accuse également de réprimer ses opposants mais dont les médias parlent peu: il s’agit de l’Arabie saoudite. Le journal raconte qu’au moment où le premier ministre David Cameron était en visite à Ryad, il y a quelques jours, pour convaincre les Saoudiens de lui acheter des Eurofighter Typhoon, un jeune chiite était abattu par les autorités saoudiennes, dans l’est du pays, là où la minorité chiite est la plus nombreuse. Les forces saoudiennes ont ensuite expliqué qu’elles avaient agi en état de légitime défense, ce que plusieurs sites chiites d’opposition ont contesté. Les opposants disent avoir perçu la visite du premier ministre britannique comme un vrai camouflet, et continuent de manifester, d’après The Guardian.

A voir également ce matin, la réaction turque au vote, en France, de la loi qui va pénaliser la négation du génocide arménien. C’est à la Une de toute la presse turque, et notamment de la version anglaise du journal Hurryiet, qui parle de «rage» à l’égard de la France et va jusqu’à poser cette question: «les Français sont-ils des ennemis de l’islam ?».

On passe maintenant aux Etats-Unis où il est beaucoup question de l’argent des Républicains, actuellement en pleine primaire. Un sujet évoqué ce matin par The New York Times.
L’argent, et plus précisément les super-pacs, ces comités de soutien dont le rôle consiste à récupérer les fonds pour financer ensuite les campagnes des candidats. L’un de ces comités, un comité de soutien à Newt Gingrich vient de lever 5 millions de dollars.

Leur rôle est en train de provoquer beaucoup de débats aux Etats-Unis. Pour The Huffington Post, il faut définitivement sortir ces pacs de la vie politique américaine.

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