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Amériques

Romney marque des points face à Gingrich lors d'un débat en Floride

Vidéo par Nicolas GERMAIN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/01/2012

Battu en Caroline du Sud, Mitt Romney a tenté de reprendre l'aval sur son adversaire Newt Gringrich lors d'un débat télévisé lundi. Les deux candidats à l'investiture républicaine se livrent désormais bataille dans l'État-clé de Floride.

AFP - Le candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle, Mitt Romney, a tenté lundi de reprendre la main sur son adversaire Newt Gingrich, vainqueur de la dernière primaire, en l'accusant de lobbying lors d'un débat télévisé musclé à Tampa en Floride.

"Je ne pense pas que nous puissions reprendre la Maison Blanche si la personne qui mène notre parti est la même qui travaillait pour le lobbyiste en chef de Freddie Mac", a lancé M. Romney à l'endroit de M. Gingrich, le débat à peine commencé.

M. Gingrich, candidat conservateur, a déjà été mis en cause à de multiples reprises durant la campagne pour avoir touché 1,6 million de dollars de Freddie Mac. L'ancien président de la Chambre des représentants américaine assure qu'il n'a fait que facturer "des conseils stratégiques" à l'entreprise et a publié lundi un contrat passé avec le géant du financement immobilier en partie à l'origine de la crise de 2007-2008.

"Vous avez dit que vous étiez payé par Freddie Mac en tant qu'historien", a enchaîné M. Romney. "Mais ce contrat ne prouve pas que vous étiez historien. Vous étiez un consultant (...). Vous avez été recruté par le chef des lobbyistes de Freddie Mac!", a dénoncé M. Romney, plus mordant que ses précédentes prestations lors des débats.

"Je n'ai jamais fait de lobbying. Rien dans ce contrat n'évoque une activité de lobbying", a riposté M. Gingrich, sur la défensive. "Le fait est que j'ai fourni des conseils stratégiques sur la base de mes connaissances d'historien", a-t-il assuré.

"Je ne vais pas passer ma soirée à essayer de rejeter toutes les fausses accusations du gouverneur Romney. Les Américains méritent un débat sur la manière de battre (le président) Barack Obama", candidat à sa réélection, a-t-il également déclaré.

M. Gingrich, revitalisé par une victoire écrasante samedi en Caroline du Sud (sud-est), aborde avec confiance la semaine de campagne en Floride avant la primaire qui aura lieu le 31 janvier, une des nombreuses étapes du processus visant à désigner un candidat du parti républicain pour la présidentielle du 6 novembre.

Côté sondages, M. Gingrich gagnait du terrain lundi, prenant même l'avantage dans deux enquêtes d'opinion réalisées dimanche en Floride. Pour l'institut Rasmussen, M. Gingrich obtient 41% des intentions de vote contre 32% à M. Romney. Pour Insider Advantage, l'écart est un peu moindre: 34% pour M. Gingrich et 26% pour M. Romney.

PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE

M. Romney, pourtant mieux organisé et largement mieux pourvu financièrement, s'est montré sur la défensive dimanche en annonçant qu'il publierait sa feuille d'impôts mardi, cédant ainsi aux demandes de ses adversaires.

"Je paie mes impôts conformément à la loi et pas un dollar de plus", a-t-il déclaré lors du débat, en répétant qu'il n'avait pas honte d'avoir réussi.

Les deux autres prétendants à l'investiture républicaine, le chrétien conservateur Rick Santorum et l'isolationniste Ron Paul, qui ont réalisé de bons score lors des trois premiers scrutins de la primaire, ont également tenté d'imposer leurs voix dans ce débat dominé par les deux favoris.

M. Santorum, vainqueur du caucus (assemblée d'électeurs) de l'Iowa (centre), s'est présenté comme le troisième homme de la course à l'investiture républicaine. "L'idée selon laquelle il s'agit d'une course à deux personnes a été à la mode pendant huit mois, mais elle a été fausse pendant tout ce temps-là", a-t-il souligné.

M. Paul a indiqué de son côté qu'il n'avait "pas l'intention" de se présenter à l'élection présidentielle sans l'investiture du parti républicain, écartant ainsi l'idée qu'il puisse lancer son propre parti.

Il a également laissé entendre qu'il pourrait soutenir M. Gingrich le cas échéant. "Si je pouvais le faire changer d'avis sur la politique étrangère, peut-être qu'on pourrait discuter", a dit ce partisan du non-interventionnisme américain.

Première publication : 24/01/2012

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