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Un homme endetté se suicide devant un centre des impôts en région parisienne

Un quinquagénaire s'est suicidé d'une balle dans la tête jeudi, dans la cour du centre des impôts de Créteil. Ce père de famille et architecte-urbaniste avait une dette de plusieurs dizaines de milliers d'euros auprès du Trésor public.

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AFP - Un homme de 55 ans, qui devait "plusieurs dizaines de milliers d'euros" au Trésor public, s'est suicidé mercredi d'une balle dans la tête dans la cour du centre des impôts de Créteil, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon plusieurs sources, cet homme s'est rendu aux alentours de 14H30 au guichet du centre des finances publiques et a remis à une employée un mot sur lequel était écrit: "Vous voulez ma peau, vous l'avez".

Il est ensuite sorti du bureau et s'est suicidé dans la cour de ce grand bâtiment en briques qui abrite la direction départementale des finances publiques. Selon une source policière, son revolver était chargé de six balles.

"On a entendu une grosse détonation et au départ on pensait que c'était un pétard", a témoigné Kevin, un employé du centre qui n'a pas souhaité donner son patronyme. "C'est vrai que les gens qui viennent ici sont souvent énervés, mais on n'avait jamais vu ça".

Père de famille et architecte-urbaniste de profession, le quinquagénaire avait une dette de "plusieurs dizaines de milliers d'euros" auprès du Trésor public, a indiqué une source judiciaire.

Un responsable de la CGT Finances publiques a confirmé que le suicidé devait "une somme assez conséquente" à l'administration fiscale.

Masqué derrière une bâche blanche, son corps doit à présent être amené à l'Institu médico-légal en vue de son autopsie, selon la source judiciaire.

Le bâtiment a été bouclé par la police qui procédait à plusieurs relevés sur les lieux du suicide, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une enquête pour recherches des causes de la mort a été ouverte.

Le centre des impôts de Créteil est un gros site comptant 150 à 200 personnes, a précisé le syndicaliste, ajoutant que l'administration avait mis en place une cellule pour assister les personnels, avec notamment un psychologue et le médecin de prévention.
              

 

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