Accéder au contenu principal

L'Otan confirme son calendrier de retrait en Afghanistan

Les pays de l'Otan, réunis jeudi à Bruxelles, estiment que 2013 sera une année charnière pour la coalition internationale en Afghanistan : ses troupes déployées passeront "d'un rôle de combat à un rôle de soutien" avant de se retirer en 2014.

PUBLICITÉ

AFP - Les ministres de la Défense des pays de l'Otan ont érigé jeudi à Bruxelles l'année 2013 comme nouvelle étape charnière pour la coalition internationale alors que l'impatience gagne les opinions après plus de dix ans de guerre.

Officiellement, "il n'y a rien de nouveau", a affirmé le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen. La feuille de route élaborée lors du sommet de Lisbonne fin 2010 tient toujours et la mission de l'Otan en Afghanistan se terminera fin 2014, selon lui.

Mais le changement sémantique permet à l'Otan de soutenir qu'elle aura un moindre rôle dans les combats avant la fin de sa mission et ouvre la porte à de possibles réductions des effectifs sur le terrain.

"Nous nous attendons à ce que les dernières provinces soient transférées aux forces afghanes d'ici la mi-2013. A partir de ce moment-là, elles seront en première ligne dans tout l'Afghanistan", a déclaré M. Rasmussen avant l'ouverture de la réunion des 28 ministres de la Défense à Bruxelles.

Cette transition permettra aux troupes de la coalition internationale de "passer graduellement d'un rôle de combat à un rôle de soutien", selon lui.

Les forces afghanes conduisent déjà 40% des opérations de combat et elles sont responsables de la sécurité de la moitié de la population afghane, a-t-il ajouté.

L'Otan transfèrera aux Afghans le contrôle des dernières régions, où l'insurrection est la plus virulente, d'ici le second semestre 2013, selon le calendrier accepté par l'ensemble des alliés en 2010.

"Nous y sommes allés ensemble et nous en sortirons ensemble", a réaffirmé mercredi le chef du Pentagone, Leon Panetta.

Mais le secrétaire à la Défense a dit "espérer que (...) nous pourrons passer d'un rôle de combat à un rôle d'entraînement et d'assistance" avec des troupes qui se borneraient essentiellement à soutenir les forces afghanes engagées dans les opérations quotidiennes contre l'insurrection talibane.

2014 sera donc une année de "consolidation de la transition", selon lui.

Cela devrait permettre aux soldats occidentaux d'être moins exposés aux attaques des talibans qui ont fait près de 2.900 morts parmi eux depuis le début du conflit.

Les Etats-Unis, actuellement en pleine campagne électorale comme la France, disposent de 90.000 soldats déployés en Afghanistan. Les effectifs doivent tomber à 68.000 à la fin de l'été, deux mois avant la présidentielle, a promis le président Barack Obama.

Leon Panetta a assuré qu'"aucune décision" n'avait été prise sur le nombre de troupes américaines qui resteront en Afghanistan après la mi-2013. Quoiqu'il en soit, les Américains continueront des missions de combat en appui de l'armée afghane, très pauvre en avions, hélicoptères et artillerie.

Il a par ailleurs dit comprendre l'annonce du président français Nicolas Sarkozy qui a annoncé le 27 janvier le retrait de la totalité des forces combattantes françaises en 2013, soit un an plus tôt que prévu.

Les Français ne maintiendraient ensuite que "quelques petites centaines" de formateurs pour l'armée afghane contre 3.600 soldats actuellement.

Un haut responsable américain de la Défense a estimé qu'il n'y avait "peut-être pas de différence fondamentale" entre la position française et celle de l'Otan mais que les les Etats-Unis souhaitaient savoir ce que recouvre "exactement" l'annonce de M. Sarkozy.

Outre l'Afghanistan, les ministres évoqueront jusqu'à vendredi les dossiers du bouclier antimissile déployé en Europe et de la nécessaire coopération pour faire face à la réduction des budgets militaires en raison de la crise.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.