Accéder au contenu principal
ROYAUME-UNI

Évacuation du camp des Indignés à Londres

Texte par : Dépêche
4 mn

Des huissiers de justice ont commencé tôt mardi matin à évacuer plusieurs dizaines de militants anticapitalistes installés depuis quatre mois sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, à Londres. Le démantèlement s'est déroulé sans incident majeur.

Publicité

AFP - Quatre mois après son installation, le campement des "indignés" de Saint-Paul à Londres, dernier bastion majeur de ce mouvement mondial, a été démonté dans la nuit et des policiers gardaient mardi matin l'accès au parvis de la cathédrale pour empêcher leur retour.

La police a interpellé 20 personnes lors de ce démantèlement, qui s'est déroulé en quelques heures et sans heurts, si l'on excepte quelques échauffourées entre les militants anticapitalistes et les forces de l'ordre.

Mardi matin, les dizaines de tentes multicolores qui occupaient le parvis de l'édifice religieux avaient disparu, tout comme les militants, et quelques policiers gardaient le site entouré de barrières métalliques.

La police et les huissiers étaient arrivés sur place peu après minuit pour démonter les tentes et les équipements installés depuis la mi-octobre 2011 dans ce quartier des affaires de Londres, à la suite d'une décision de justice donnant le feu vert à cette éviction.

A leur arrivée, une cinquantaine de militants anticapitalistes étaient présents dans le campement. Quelques bousculades ont eu lieu, certains occupants ont érigé à la hâte des barricades à l'aide de palettes, mais cela n'a pas empêché les huissiers de procéder au démantèlement.

"Une petite minorité de protestataires ont tenté de faire obstacle au travail des huissiers. La police a procédé à 20 arrestations", ont indiqué les forces de l'ordre, qui ont jugé que cette opération s'était déroulée "largement dans le calme".

Le mouvement "Occupy London Stock Exchange", qui a accueilli jusqu'à 200 tentes dans la foulée du mouvement "Occupy Wall Street" lancé aux Etats-Unis contre les dérives du système financier, faisait figure de bastion des "indignés" après le démantèlement du camp de New York en novembre.

Mais ses militants ont assuré que leur éviction de Saint-Paul ne signifiait pas la fin de leur mouvement.

"Ce n'est qu'un début", promettaient-ils mardi matin sur leur site internet. Une réunion est prévue mardi à 19H00 GMT pour décider des suites à donner à leur mobilisation.

"C'est vraiment triste ce qui se passe aujourd'hui mais je pense que nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait", a déclaré l'une des occupantes du camp, Kai Wargalla, une étudiante de 27 ans, ajoutant que certains militants comptaient aller s'installer sur un autre site occupé par quelques protestataires non loin de là, à Finsbury Square.

Les militants ont également annoncé leur éviction d'un immeuble de la banque suisse UBS à Londres qu'ils occupaient depuis la mi-novembre et avaient rebaptisé "banque d'idées".

La cour d'appel d'Angleterre avait approuvé le 22 février l'éviction du campement de Saint-Paul exigée par la municipalité de Londres. En première instance en janvier, la Haute Cour de Londres avait donné raison à la municipalité qui avait demandé l'évacuation du camp, arguant notamment que des dizaines de tentes situées devant la cathédrale constituaient une "obstruction illégale de la voie publique".

Organisé comme un village alternatif, le camp était installé depuis le 15 octobre devant Saint-Paul, un des hauts lieux du tourisme dans la capitale britannique, en plein coeur de la City, le quartier des affaires de Londres.

L'attitude à adopter à l'égard des protestataires avait profondément divisé les responsables religieux de Saint-Paul au point que plusieurs d'entre eux, dont le doyen, avaient remis leur démission.

Fin octobre, la cathédrale avait dû fermer ses portes aux visiteurs quelques jours en invoquant des raisons de sécurité et d'hygiène, une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.