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Dans la presse

"Ces tests de virginité que l'armée égyptienne affectionne"

Presse internationale, Lundi 12 mars 2012. Au menu de la presse internationale ce matin, le massacre de 16 Afghans par un soldat américain de l’Otan, la relaxe d’un médecin égyptien accusé d’avoir procédé à des «tests de virginité» sur des manifestantes, et la reprise des violences à Gaza.

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On commence cette revue de presse internationale avec cette bavure d’un soldat du contingent américain de l’Otan en Afghanistan, un geste meurtrier qui a coûté la vie à 16 Afghans.

Hier matin avant l'aube, ce soldat a quitté sa base de la province de Kandahar, lourdement armé, pour abattre les occupants de trois maisons de villages alentours, dont neuf enfants et trois femmes, avant de brûler leurs corps.
Un massacre qui est à la Une ce matin de The Independent. Le journal rappelle ce que les talibans ont juré lundi de le venger et ont promis de redoubler leurs attaques contre les «sauvages américains malades mentaux». The Independent explique que cette nouvelle bavure, après les images diffusées en janvier de soldats en train d’uriner sur des cadavres afghans, va renforcer à la fois la propagande des talibans, confortés dans leur lutte, mais aussi le président Karzaï, qui cherche aujourd’hui à briguer un troisième mandat et dont la position serait confortée par un chaos afghan qui le fait apparaître comme le seul recours possible.

Cette bavure va en tout cas renforcer la position des tenants d’un retrait rapide de l’Otan. Pour les partisans de cette retrait accéléré, la coalition s’enfonce chaque jour davantage dans ce qui est évoqué comme un «bourbier», relève ce matin The Guardian, qui fait état également d’un rapport qui évoque l’incapacité des Alliés à faire baisser le niveau de corruption dans le pays, à faire baisser la production d’héroïne, qui aurait augmenté dans des proportions considérables - pour ne pas dire l’impossibilité pour la coalition de terminer ce pour quoi elle s’était engagée.

En Egypte, un médecin de l'armée, accusé d'avoir procédé à des «tests de virginité» sur des manifestantes l'an dernier, a été relaxé hier par un tribunal militaire. Ahmed Adel, c’est son nom, était poursuivi par une manifestante de la place Tahrir, Samira Ibrahim, qui voulait, disait-elle, demander des comptes à l’armée pour ce qu’elle avait subi après son arrestation. Elle en sera donc pour ses frais, puisque ce tribunal a relaxé le médecin, au motif que les témoignages entendus étaient «contradictoires». Un jugement qui montre l’étendue des «lacunes» de la justice militaire égyptienne, écrit ce matin le quotidien Al Masry Al Youm.

Al Masry Al Youm qui explique toutefois que ni la confusion actuelle ni la démoralisation ne doivent obscurcir les effets positifs et à long terme de la révolution, à savoir que la vie politique égyptienne est devenue plus démocratique et pluraliste – avec, certes, toute la confusion et la contestation que ces termes impliquent.

A voir également ce matin, ce regain de violences à Gaza après «l'élimination ciblée» vendredi dernier par Israël de Zouheir al-Qaïssi, le chef des Comités de résistance populaire, qui prônent la lutte armée contre Israël. C’est un nouveau cycle de violences qui fait resurgir les sempiternelles questions, se désole ce matin Haaretz: «Qui a commencé ?», «Qui est le plus fort ?».

Mais Israël, qui a déjà fort à faire avec l’Iran ne se risquera pas, et contrairement à ce qui s’est passé au moment de l’opération «plomb durci» en décembre 2008, à une opération au sol d’envergure à Gaza, pronostique toutefois The Jerusalem Post.

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