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Quand Mélenchon témoignait sur FRANCE 24 d'"arrangements" au PS

Dans une vidéo tournée par un journaliste de FRANCE 24 en 2009, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG) et candidat du Front de gauche à la présidentielle, accuse François Hollande d'irrégularités lors de votes au PS en 1997.

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Le témoignage de Jean-Luc Mélenchon, recueilli par FRANCE 24 en septembre 2009, ne passe pas inaperçu. Déterrée par le site 24heuresactu, marqué à droite politiquement, la vidéo que "Mélenchon et François Hollande préfèreraient oublier", selon les tweets de centaines d'internautes sur le réseau social, fait le buzz sur la Toile. 

L'actuel candidat du Front de gauche à la présidentielle y accuse François Hollande d’avoir truqué un vote interne du Parti socialiste en 1997. La vidéo a été tournée par un journaliste de FRANCE 24, dans les locaux de la chaîne internationale française. "Jean-Luc Mélenchon avait déjà parlé à d’autres médias. Mais là, il s’est adressé à nous en termes plus crus", raconte Thibault Lieurade, ancien journaliste de FRANCE 24, auteur de la vidéo. 
 
Petits arrangements au PS
 
Le journaliste demandait à Jean-Luc Mélenchon, qui avait quitté le Parti socialiste (PS) en novembre 2008 pour fonder le Parti de gauche (PG), de réagir à la sortie du livre "Hold-uPS, arnaques et trahison" (édition du moment) des journalistes Antonin André et Karim Rissouli qui rebondissaient sur les soupçons de triche qui entachaient l'élection de Martine Aubry comme première secrétaire du PS face à Ségolène Royal lors du Congrès de Reims en 2008.
 
Absolument pas surpris, Jean-Luc
Mélenchon témoigne d'"arrangements" au PS dans le passé
Mélenchon témoigne d'"arrangements" au PS dans le passé

Mélenchon est alors revenu face caméra sur un affrontement qui avait eu lieu en 1997, cette fois lors du Congrès de Brest, entre lui et François Hollande. Mélenchon, également en lice pour le poste de premier secrétaire du PS, lui avait demandé des explications sur les sections de militants qui n’avaient pas envoyé de résultats ou envoyé des procès-verbaux contradictoires. À l’époque, François Hollande lui avait alors proposé un "arrangement" entre "camarades responsables". Mais l’actuel candidat socialiste à l’élection présidentielle n'aurait jamais respecté les termes du pacte qu'il aurait lui-même proposé.

"Moi, c'est fini. Tu te mets le score que tu veux, parce que moi je participe pas à ton truc...", aurait dit Mélenchon à Hollande. "Comment on arrange ça ?" lui aurait répondu Hollande. Mélenchon résume le compromis trouvé : "Lui 85 %, moi 15 %."

Le président du PG accuse alors Hollande de ne jamais "tenir ses paroles" :"On est repartis bons amis. (...) Mais un accord avec Hollande ou rien, c'est pareil, il ne tient jamais parole (…) je lui  ai dit que je ne lui pardonnerai jamais et vous voyez, en effet, je ne lui pardonne pas", ajoute-t-il dans la vidéo.  

Jean-Luc Mélenchon avait finalement obtenu un peu moins de 9 % des voix au congrès de Brest. François Hollande est resté premier secrétaire plus de dix ans, jusqu'au congrès de Reims, en 2008.

Les choux gras de l’UMP

La vidéo a été récupérée, remontée et diffusée ce jeudi sur le site de l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, sous le slogan : "Avec François Hollande, la manipulation c'est maintenant !" L’utilisation de la vidéo de 2009 à des fins politiques résume l’état d’esprit qui prévaut dans le parti de la majorité.
 
Dans l’édition du Parisien du 14 mars, un ministre de l’UMP moque la compétition électorale entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle : "C’est notre meilleur allié contre Hollande. Il faut qu’il grappille le maximum de points. S’il monte encore, on lui fera une statue". La veille à Fougères, Sarkozy n’avait d’ailleurs pas hésité à vanter les qualités de Mélenchon : "Je ne suis pas d'accord avec lui, naturellement (...) Il a du talent et du tempérament."
 
D’après le dernier sondage CSA publié le 14 mars  Jean-Luc Mélenchon est crédité de 11 % des intentions de vote au premier tour. Un sérieux concurrent pour François Hollande qui lui vaut toute l'attention de l'UMP. 
 
Si la vidéo fait les choux gras de l’UMP, elle provoque également un flot de commentaires sur les réseaux sociaux.Le PS, lui, fait pour l'instant profil bas. 

 

 

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