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À Bercy, Hollande galvanise ses partisans pressés de "sortir" Sarkozy

Devant 18 000 sympathisants réunis au palais omnisports de Bercy, à Paris, le candidat socialiste au second tour de l'élection présidentielle française s'est attaché une heure durant à prôner le "patriotisme" au détriment du "nationalisme".

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AFP - A Bercy au meeting de François Hollande, les supporters scandent "on va gagner" et "François Président", pressés de "sortir" Nicolas Sarkozy, ou fiers d'être là pour soutenir celui qu'ils veulent comme futur "président".

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17H00: "A la victoire !", au 6 mai !", conclut, du haut de sa tribune, le candidat socialiste à l'Elysée, drapeaux tricolore et européen dans les mains, après un discours de plus d'une heure. "Nous serons là, au rendez-vous, nous arrivons" !, avait-il lancé un peu plus tôt. Les "on va gagner" et "François président" fusent. Des cornes de brume sonnent, l'empêchant de poursuivre.

Son discours terminé, il est même obligé de faire "un rappel".

La salle, d'une capacité de 18.000 personnes, est comble. Devant lui, la foule agite drapeaux tricolores, européens, banderoles rouge de "Vivement mai", rose des jeunes socialistes, mais aussi fanions verts des écologistes et jaunes du parti radical de gauche. Un ballon géant à l'effigie du candidat passe de main en main.
             

Avant son arrivée dans un bain de foule de cinq bonnes minutes, "This is a happy end", chantait sur la scène la franco-israélienne, Yaël Naïm, robe rose fushia, invitée de la "première partie". Les groupes, Pep's, les Neg-Marrons et le chanteur Sanseverino avaient aussi chauffé la salle. "Est-ce qu'on en a fini avec Sarkozy ?", lance ce dernier. "Oui !", clame la salle.

Dans la foule, Virginie Mcpake, 27 ans, "sympathisante", arbore un T Shirt frappé de "Vivement mai". Elle témoigne à l'AFP qu'elle est "là pour dire à ses futurs enfants et petits enfants qu'à Bercy, une semaine avant le second tour, elle y était !".

Sa copine, Mariam Nefikha, 24 ans, "réclame de la morale, de la décence, en politique".

Un peu plus loin, Agnès Piardi, Italienne de 63 ans, "profondément européenne" et opposée "aux idées du couple infernal Sarkozy-Merkel", "attend avec impatience le vote pour François Hollande" afin "d'avoir une Europe sociale et citoyenne".

Elle tient, roulées dans sa main, deux affiches à l'effigie du candidat socialiste barrées d'un "Tous ensemble". Elle entend les garder pour tapisser sa maison, aux côtés d'autres affiches d'"hommes de conquête comme François Mitterrand et Lionel Jospin".

Autocollant vert aux couleurs d'Europe Ecologie-les Verts, Antony Thiriet, 29 ans, veut "faire sortir Nicolas Sarkozy qui a fait trop de dégâts pendant 5 ans, qui a fait les mauvais choix qui divisent les Français".

C'est tout naturellement qu'il est venu "soutenir la gauche rassemblée, pour aboutir au changement".

Jean-Marie Bleybrunner, 57 ans, qui vote "socialiste de père en fils" mais dont c'est le premier meeting, le dit tout net : "je suis là parce que je veux voir le futur président".

Dans les gradins, tout le ban et l'arrière ban de la famille socialiste est réuni, parmi lesquels l'ex-Premier ministre Lionel Jospin, Martine Aubry, Ségolène Royal, Harlem Désir, Bertrand Delanoë. L'ex-candidate, acclamée par des "Bravo ! Merci Ségolène", s'est offert un bain de foule.

Parmi les personnalités invitées : Vincent Lindon, qui était supporter de François Bayrou, Guy Bedos, Clémentine Célarié, Gérard Darmon, Jean-Michel Ribes, Jacques Higelin, Pierre Arditi, Evelyne Bouix, Josiane Balasko, Tony Gatliff, Firmine Richard et Thierry Rey, le père de Martin, seul petit-fils de Jacques Chirac.
              

 

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