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Plusieurs organisations s'inquiètent de la situation en Somalie

Face aux violences qui continuent de frapper la Somalie, l'ONU, l'Union africaine et l'organisation est-africaine Igad dénoncent les ennemis de la paix qui menacent la feuille de route destinée à sortir le pays de l'impasse politique.

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AFP - Des ennemis de la paix menacent le fragile processus destiné à sortir la Somalie de plus de 20 ans de guerre civile, mettent ensemble mardi en garde l'ONU, l'Union africaine (UA) et l'organisation est-africaine Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement).

Dans un rare communiqué commun, les trois organisations se disent "extrêmement préoccupées" par les effort déployés par certains --qu'elles ne nomment pas-- pour faire dérailler la "feuille de route" signée en septembre pour, enfin, tenter de restaurer une autorité centrale dans le pays.

AFP - Au moins six personnes, dont deux députés, ont été tuées mardi dans une attaque-suicide à Dhusamareb, dans le centre de la Somalie, a-t-on appris auprès d'un responsable local et de témoins.

"L'explosion a frappé un hôtel en ville et a tué plusieurs personnes," a affirmé Mohamed Abudlahi Moalim, un important chef de la milice Ahlu Sunna wal Jamaa, qui contrôle la zone.

"La feuille de route continue d'être menacée par des actes d'individus et de groupes à l'intérieur et à l'extérieur de la Somalie, qui s'évertuent à saper le fragile processus que nous avons collectivement établi ces derniers mois," disent-elles.

"Nous sommes allés trop loin, et trop est en jeu, pour que nous laissions le processus déraper, au moment précis où la meilleure chance de paix en des décennies se présente pour la Somalie," poursuivent l'ONU, l'UA et l'Igad, organisation est-africaine dont l'une des missions est de maintenir la paix.

Les autorités somaliennes de transition et des dirigeants de différentes régions du pays --dont ceux de régions autonomes comme le Puntland mais pas de celle auto-proclamée indépendante du Somaliland-- ont signé, en septembre, un accord pour la formation d'un nouveau gouvernement d'ici au 20 août.

Une nouvelle constitution doit aussi être adoptée et un nouveau Parlement désigné.

La Somalie est sans gouvernement effectif, en état de guerre civile depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Depuis cette date, le pays s'est fragmenté et les tentatives pour restaurer un véritable Etat ont échoué les unes après les autres.

Le chaos a favorisé l'émergence de groupes rebelles comme les insurgés islamistes shebab, dont les autorités de transition tentent aujourd'hui de venir à bout avec l'aide de la communauté internationale, mais aussi de seigneurs de guerre et groupes de pirates qui contrôlent de plus ou moins grandes partie du territoire.

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