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Guéant affirme que Bachir Saleh sera arrêté "dès qu’il sera découvert"

Accusé d’avoir joué un rôle dans l'affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Bachir Saleh a été photographié mercredi à Paris. Le ministre de l'Intérieur dément qu'il ait été exfiltré par les services français.

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Recherché par les autorités libyennes, Bachir Saleh, l’ex-directeur de Cabinet Mouammar Kadhafi et directeur d’un fonds d’investissement pour l’Afrique, sera interpellé "dès qu'il sera découvert", a affirmé ce vendredi 3 mai le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, sur le plateau du "Rendez-vous de France 24-RFI". Cet ancien cacique du régime de Mouammar Kadhafi, accusé par le site Mediapart d'avoir joué un rôle dans le financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été pris en photo, mercredi, dans la capitale française par l’hebdomadaire "Paris Match".

"Je ne sais pas ce qu’il fait en France", a indiqué Claude Guéant, balayant les accusations selon lesquelles l’arrivée sur le territoire français de l’ex-dignitaire libyen aurait été organisée par Paris. "Il est arrivé en France par je ne sais quel moyen, mais il n’a pas été exfiltré par les services français. Il a une autorisation de séjour provisoire en France puisque son épouse est française et comme il est l'objet d'un mandat de recherche, dès qu'il sera découvert, il sera interpellé et donné à la justice."

Selon Mediapart, Bachir Saleh était le destinataire d’un document affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Des allégations que Claude Guéant a rejetées en bloc lors de l’entretien accordé à France 24 et RFI.

Manipulation ?

"L’authenticité de la note de Mediapart a été mise en doute par les personnes qui y étaient citées, a indiqué l’ancien secrétaire général de l’Élysée. Tout le monde dément. Moussa Koussa [ancien ministre des Affaires étrangères de Mouammar Kadhafi, ndlr], désigné comme le signataire, a déclaré que c’était un faux. On a fait dire à M. Baghdadi [Baghdadi Al-Mahmoudi, ndlr], l’ancien Premier ministre de Kadhafi, que cette note était vraie. Aujourd’hui, il dément. On a fait dire, donc il y a quelqu’un qui manipule. Je suis curieux de savoir qui. Et j’espère que la justice le dira."

De son côté, le président sortant, Nicolas Sarkozy, a qualifié d'"infamie" et de "grotesque" les accusations du site Mediapart. "Le gouvernement libyen a indiqué que c'était un faux, le traducteur de M. Kadhafi a indiqué que c'était un faux, le destinataire du fameux virement a indiqué que c'était un faux", a-t-il indiqué jeudi soir sur la chaîne Canal +, avant de s’interroger "qui croit à de pareilles fadaises ?"

Le 30 avril, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux" et "publication de fausses nouvelles" après la plainte déposée par Nicolas Sarkozy contre Mediapart pour la publication de la note.
 

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