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Reporters

France : dans les coulisses de la guerre contre la mafia rom

Les Parisiens et les touristes les croisent souvent dans la rue, près des lieux touristiques : ce sont de jeunes Roms, qui cherchent à faire signer des "pétitions", ou à détourner l’attention... Mais derrière ces mineurs se cache un véritable trafic.

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Ils arrivent en groupe au petit matin place de l’Opéra, un des endroits touristiques les plus fréquentés de Paris. Mais la vingtaine d’enfants roms amenés de Roumanie n’est pas là pour faire du tourisme.

Un bloc-notes à la main avec l’en-tête d’une fausse association de sourds-muets, ils abordent les touristes et leur demandent de faire des dons. L’astuce marche plutôt bien puisqu’on leur donne parfois des billets de 10 ou 20 euros. Mais les jeunes ne gardent pas l’argent longtemps.

Les "têtes" de ces réseaux d’exploitation de mineurs sont à quelques dizaines de mètres et surveillent l’opération. Toutes les demi-heures, ils récupèrent l’argent ramassé par les enfants.

D’autres groupes d’enfants sont emmenés place du Châtelet et s’éparpillent sur les grands boulevards. Ils sillonnent les terrasses de café et repèrent les iPhone que les touristes posent sur la table. Ils s’approchent, proposent de signer un papier pour une fausse association. Une seconde d’inattention suffit pour que le téléphone s’évapore aussi vite que les enfants…

Une caméra cachée nous a permis de retrouver les smartphones volés en vente sur un marché de Montreuil. Le dernier modèle, vendu 800 euros en magasin, nous est proposé à 250 euros. Un business lucratif : selon les chiffres de la police, un enfant vole en moyenne cinq iPhone par jour.

Pour mettre fin à cette criminalité d’un nouveau genre, la France a fait appel à la police roumaine qui a dépêché 17 officiers de liaison spécialisés dans ce type de trafic.

Nous les avons accompagnés dans leur enquête et aux commissariats de Paris où des Roms sont arrêtés tous les jours. Cette opération policière unique en Europe vise à démanteler les réseaux criminels qui ont transformé les enfants roms en véritable machines à faire de l’argent.

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