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En France, la croissance sera plus faible que prévu en 2012

L'économie française devrait connaître en 2012 un fort ralentissement, avec une croissance estimée à 0, 4%, selon les prévisions de l'Insee, contre 1,7 % en 2011. Le pouvoir d'achat pourrait, lui, enregistrer son plus fort recul depuis 1984.

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AFP - L'économie française devrait ralentir fortement en 2012, avec une croissance limitée à 0,4% après 1,7% l'année précédente, soit un peu moins que les 0,5% escomptés par le gouvernement, selon les nouvelles prévisions de l'Insee publiées mardi.

L'Institut national de la statistique et des études économiques s'attend à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la France, qui a stagné au premier trimestre, reste encore au même niveau au deuxième trimestre, alors qu'il prévoyait jusque-là une progression de 0,2%.

La croissance ne repartirait ensuite que très mollement aux troisième (+0,1%) et quatrième (+0,2%) trimestres.

"La France souffrira de la contraction de la demande intérieure de ses partenaires de la zone euro, ce qui handicape les exportations, et de son propre effort de consolidation des finances publiques", a déclaré à la presse le directeur des études et des synthèses économiques de l'Insee, Eric Dubois.

En contrepartie, a-t-il ajouté, elle pourra tirer profit des gains de compétitivité permis par la dépréciation de l'euro et, en pleine crise de la dette, de son statut de valeur refuge qui maintient ses taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas.

Dans ce contexte de croissance atone, "le taux de chômage continuerait d'augmenter, même si la hausse sur l'année des différents contrats aidés contribuerait à freiner sa progression", a expliqué Jean-François Ouvrard, responsable de la synthèse conjoncturelle.

Il passerait de 9,3% de la population active en France métropolitaine fin 2011 à 9,9% au dernier trimestre 2012 (10,3% en incluant les départements d'outre-mer).

Selon l'Insee, le pouvoir d'achat individuel des Français devrait baisser de 1,2% en 2012, enregistrant son plus fort recul depuis 1984, affecté notamment par le ralentissement des revenus d'activité et la hausse des impôts.

Le pouvoir d'achat par unité de consommation, la mesure la plus proche du ressenti des ménages, reculerait ainsi pour la deuxième année consécutive (-0,1% en 2011). Le pouvoir d'achat plus global diminuerait aussi, de 0,6%, alors qu'il a augmenté de 0,5% l'an dernier.

Du coup, la consommation des ménages progresserait très faiblement sur l'ensemble de l'année, de 0,2%, comme en 2011.

Globalement, la demande intérieure devrait nettement ralentir cette année, et l'activité de devrait plus bénéficier, comme l'an dernier, d'un mouvement de recomposition des stocks écoulés par les entreprises.
 

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