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Prison avec sursis pour un blogueur qui avait appelé au boycott des législatives

Arrêté le 2 mai, Tarek Mameri, un jeune blogueur algérien, a été condamné à huit mois de prison avec sursis et à 100 000 dinars (1 000 euros) d'amende pour avoir appelé à boycotter les élections législatives du 10 mai sur Internet.

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AFP - Un jeune blogueur a été condamné mercredi à huit mois de prison avec sursis et 100.000 dinars (1.000 euros) d'amende à Alger pour avoir appelé sur le net à boycotter les élections législatives du 10 mai.

Le tribunal correctionnel de Sidi Mhamed "condamne Tarek Mameri, 23 ans, à huit mois de prison avec sursis et à 100.000 dinars d'amende" pour "destruction de biens d'autrui, incendie de documents administratifs et incitation à l'attroupement", a annoncé la juge Assia Chekal.

Selon l'avocat du jeune homme, Me Amine Sidhom il s'agit là "d'une condamnation des militants des droits de l'Homme. Nous allons faire appel et prendre toutes les dispositions légales pour faire annuler cette condamnation", a-t-il ajouté.

Le jeune blogueur a déclaré à l'AFP à l'issue de son procès: "la durée de la peine n'est pas importante puisque je considère que le tribunal m'a condamné injustement".

Tarek Maméri a été arrêté le 2 mai après avoir diffusé sur le net des vidéos appelant à ne pas voter au scrutin législatif.

Le procureur avait requis trois ans de prison ferme le 14 juin dernier.

Les autorités avaient lancé une très importante campagne pour appeler les électeurs à aller voter, craignant un fort absentéisme qui aurait nui au train de réformes politiques en cours du président Abdelaziz Bouteflika pour parer aux risques d'un Printemps arabe.

Plus de 50% des 21,6 millions d'électeurs algériens avaient boudé ces élections, bien que le gouvernement se soit félicité qu'environ 43% se soient déplacés aux bureaux de vote.

Lundi, une journaliste du quotidien régional Akher Sâa a été condamnée à deux mois de prison ferme pour diffamation, bien que le délit de presse soit dépénalisé depuis fin 2011.

La journaliste, Fatma-Zohra Amara, a également été condamnée à 20.000 dinars (200 euros) d'amende et à 100.000 dinars (1.000 euros) de dommages et intérêts au plaignant. Ce dernier, ancien responsable de l'hôpital d'Annaba (600 km à l'est d'Alger) avait déposé plainte contre elle pour avoir rapporté les minutes de son procès pour "harcèlement sexuel" contre une de ses employées.

Un autre journaliste du quotidien La nouvelle République a lui aussi été récemment condamné à deux mois de prison ferme et 500 euros d'amende par le tribunal de Mascara (360 km à l'ouest d'Alger) pour diffamation envers la directrice départementale des impôts.
 

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