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SYRIE - TURQUIE

Bachar al-Assad exprime ses regrets pour l'avion turc abattu

Texte par : Dépêche
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3 min

Dans un entretien accordé à un journal turc, Bachar al-Assad a indiqué regretter que la défense syrienne ait abattu un appareil turc, le 22 juin 2012. Il nie fermement un tir intentionnel et a présenté ses condoléances aux familles des deux pilotes.

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AFP - Le président syrien Bachar al-Assad a regretté que la défense de son pays ait abattu, le 22 juin, un avion de combat turc, affirmant dans un entretien avec le journal turc Cumhuriyet publié mardi que l'appareil volait dans un espace utilisé dans le passé par des avions israéliens.

"L'avion volait dans un couloir aérien utilisé trois fois par le passé par l'aviation israélienne", a dit le président syrien, regrettant "à 100%" cet incident qui a fait monter d'un cran la tension entre la Turquie et la Syrie.

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Le président syrien a rejeté les accusations de la Turquie selon lesquelles la défense syrienne a intentionnellement abattu le F-4 turc en mission d'entraînement au-dessus de la Méditerranée.

"Un pays en guerre agit toujours de cette façon, cet appareil volait à une très basse altitude et a été abattu par la DCA qui l'a pris pour un appareil israélien (...) Le soldat de la DCA ne disposait pas de radar et ne pouvait donc pas savoir à quel pays il (l'avion) appartenait", a affirmé al-Assad qui a présenté ses condoléances aux familles des deux pilotes de l'appareil qui n'ont pu être retrouvés.

"Si cet avion avait été abattu dans l'espace international (comme l'affirme Ankara), nous n'aurions pas hésité à présenter nos excuses" officielles, a-t-il ajouté.

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fr/ptw/2012/07/03/WB_FR_NW_GRAB_ASSIA_9h_NW857341-A-01-20120703.flv

Le régime de Bechar al-Assad est confronté depuis mars 2011 à une contestation populaire. En plus de 15 mois de révolte, la répression et, depuis quelques mois, les combats entre armée et rebelles ont fait environ 16.000 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Le président syrien a souhaité tourner la page de cet incident avec la Turquie qui a vu dans la perte de son avion un acte hostile et décidé de renforcer la sécurité à sa frontière avec la Syrie qui était autrefois son allié.

"Nous ne voulons pas même penser que cet avion a été envoyé délibérément dans notre espace aérien. Nous voulons penser qu'il s'agit d'une erreur du pilote et nous considérons cet événement comme faisant partie du passé et ne devant pas être exagéré (...) Nous n'avons rien à gagner à abattre un avion de combat turc", a-t-il estimé.

M. Al-Assad a aussi indiqué que son pays n'envisageait pas de mobiliser des troupes à la frontière turque. "Quoi que fasse le gouvernement (turc de Recep Tayyip) Erdogan nous ne procéderons pas à une concentration de troupes à la frontière. Le peuple turc est ami et nous comprendra", a-t-il ajouté.

Le quotidien Cumhuriyet qui a rencontré le président syrien à Damas prévoit de publier mercredi une deuxième partie de cet entretien.
 

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