Accéder au contenu principal

La Banque centrale européenne prête à agir pour préserver l'euro

À Londres, Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), s'est dit prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la pérennité de l'euro. Une déclaration qui a rassuré et redonné de l'élan aux bourses européennes.

PUBLICITÉ

AFP - La Banque centrale européenne (BCE) est prête à prendre toutes les mesures pour préserver l'euro, a déclaré jeudi à Londres son président Mario Draghi.

"La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez moi, ce sera suffisant", a-t-il déclaré lors d'une conférence d'investisseurs, retransmise par la chaîne de télévision Bloomberg TV.

Une action qui pourra passer par une intervention de le BCE sur le marché obligataire, comme le lui réclament notamment l'Espagne, dont les taux d'emprunt étaient devenus insoutenables financièrement ces dernières semaines.

"Si les primes de risque sur la dette souveraine handicapent la transmission de la politique monétaire, elles entrent dans le cadre de notre mandat", a déclaré M. Draghi.

Ce qui laisse entendre que la BCE pourrait reprendre sous peu ses rachats d'obligations publiques sur le marché secondaire (là où s'échangent les titres déjà émis), à l'arrêt depuis quasiment mi-février.

Son intervention pourrait aussi passer par l'octroi d'une licence bancaire au futur fonds de secours européen MES, comme l'avait évoqué la veille Ewald Nowotny, président de la banque centrale d'Autriche et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

"Il y a des arguments favorables" à l'octroi de cette licence bancaire, a-t-il dit, ce qui permettrait au MES d'emprunter auprès de la BCE et d'augmenter ainsi considérablement sa force de frappe fixée actuellement à 500 milliards d'euros.

Or, le MES est autorisé à acheter des obligations publiques des Etats de la zone euro en cas de nécessité. C'est aussi le cas du fonds actuellement en place, le FESF, dont les statuts prévoient qu'il puisse intervenir sur le marché secondaire de la dette, après toutefois un feu vert d'une commission budgétaire des députés allemands.

Le chef de la BCE a d'ailleurs assuré que la zone euro avait les moyens de contrer la spéculation sur les marchés, grâce notamment à ses fonds de secours, dont le fonctionnement a été amélioré, selon lui.

Le ministre français de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a jugé "tout à fait positives" les déclarations de M. Draghi.

Les marchés boursiers les ont également saluées, tout comme les marchés obligataires où le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne s'est nettement détendu, passant sous les 7% après avoir atteint plus de 7,36% la veille à la clôture.

Le président de l'institution de Francfort a également souligné les progrès "extraordinaires" accomplis depuis six mois par les Européens en matière de réformes.

Il n'appartient pas toutefois à la Banque centrale européenne d'agir en lieu et place des Etats, a-t-il rappelé. Les pays du sud, comme l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, n'ont pas renoncé à se réformer, a encore dit M. Draghi.

 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.