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Habiba Ghribi : "Je dédie cette médaille à toutes les femmes tunisiennes"

Habiba Ghribi est devenue lundi la première athlète tunisienne à remporter une médaille olympique en décrochant l’argent sur le 3000 m steeple. Une médaille qu’elle s’est empressée de dédier aux femmes tunisiennes et à la "nouvelle Tunisie".

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À 28 ans, la Tunisienne Habiba Ghribi est entrée dans l’histoire du sport tunisien en décrochant dans la fraîcheur londonienne la médaille d’argent du 3000 m steeple en 9’08’’37. Elle améliore par la même occasion son record national de près de trois secondes !

C’est la première fois qu’une Tunisienne monte sur un podium olympique en athlétisme. Mieux : elle n'est que la 2e athlète tunisienne, homme et femme confondus, à goûter au bonheur d’une médaille olympique.

Jusqu’à présent, seul le grand Mohamed Gammoudi avait réussi cette prouesse (médaille d’argent sur 10 000 m à Tokyo en 1964, médaille d’or sur 5 000 m et médaille de bronze sur 10 000 m en 1968 à Mexico, médaille d’argent sur 5 000 m en 1972 à Munich).

Ghribi ramène l’argent !

La native de Kairouan, vice-championne du monde à Daegu en 2011, a été devancée par la Russe Yuliya Zaripova (9’06’’72), celle qui l’avait battue l’an dernier lors des mondiaux en Corée du Sud. L’Éthiopienne Sofia Assefa complète le podium (9’09’’84).

"C’est une médaille pour tout le peuple tunisien, pour les femmes tunisiennes, pour la nouvelle Tunisie", a déclaré Habiba Ghribi à l’issue de sa course. Écoutez la Tunisienne au micro de RFI :

Habiba Ghribi a amélioré son propre record de Tunisie de près de 3 centièmes. La médaille d’argent ramenée par la sociétaire du club de Franconville (France) est la première médaille africaine en athlétisme qui ne soit ni kényane ni éthiopienne depuis le début de ces Jeux olympiques.

Hors athlétisme, il s'agit également la deuxième breloque décrochée par la Tunisie, après celle - en bronze - ramenée par le nageur Oussama Mellouli, monté sur la troisième marche du podium du 1500 m nage libre.

Mais pour Habiba Ghribi, il s’agit de l’argent, une récompense qui survient alors que la commission droits et libertés de l'Assemblée nationale constituante tunisienne vient d'adopter, avec le soutien des députés du parti Ennahda, un projet d'article de la future Constitution consacrant la "complémentarité" de la femme avec l'homme - plutôt que son "égalité" - qui n'en finit pas d'alimenter la polémique. 

 

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