AFGHANISTAN

Les autorités afghanes démentent avoir rencontré le numéro 2 des Taliban au Pakistan

Les autorités afghanes ont démenti qu'il y ait eu une rencontre au Pakistan entre des représentants afghans et le mollah Abdul Ghani Baradar, plus haut responsable des Taliban actuellement en détention. Un message lui aurait toutefois été transmis.

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AFP - Les autorités afghanes ont démenti mardi avoir rencontré en secret un haut responsable taliban détenu au Pakistan, comme annoncé la veille par un négociateur afghan, entretenant la confusion sur les tractations en cours pour favoriser la paix en Afghanistan.

"Nous démentons fermement qu'une rencontre a eu lieu entre le mollah Abdul Ghani Baradar et les autorités afghanes", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'ambassade afghane à Islamabad, Zardasht Shams.

Une source proche de la famille du mollah Baradar a confirmé que les représentants afghans n'avaient pas eu accès à lui, mais qu'ils lui avaient fait passer un message à propos des négociations de paix via sa famille.

Le mollah Abdul Ghani Baradar, un chef militaire taliban connu pour avoir été un bras droit du leader des rebelles afghans, le mollah Mohammad Omar, est considéré comme le prisonnier le plus haut placé dans la hiérarchie talibane.

Son arrestation par les Pakistanais en 2010 avait selon Kaboul et un ancien responsable de l'ONU en Afghanistan entravé les efforts déployés par le gouvernement afghan pour tenter de rallier les rebelles à la paix.

Lundi, Mohammad Ismail Qasimyar, un membre du Haut conseil pour la paix afghan (HCP), qui tente de dialoguer avec l'insurrection, avait affirmé que des représentants du gouvernement afghan avaient rencontré Baradar en secret il y a deux mois.

Les autorités pakistanaises ont de leur côté officiellement nié que cette rencontre ait eu lieu. Mais certains responsables pakistanais avaient affirmé le contraire la veille sous couvert d'anonymat.

Kaboul réclame au Pakistan de libérer Baradar et d'autres leaders talibans emprisonnés chez lui pour favoriser des discussions de paix à l'approche du retrait d'Afghanistan, prévu à la fin 2014, de son principal allié face aux talibans, la coalition militaire de l'Otan.

Les rebelles ont officiellement toujours refusé de parler de paix avec les autorités afghanes, qualifiées de "marionnettes des Etats-Unis". Ils ont également interrompu en mars dernier des discussions préliminaires avec les Américains, à qui ils réclament d'abord la libération de cinq de leurs cadres emprisonnés à Guantanamo.

 

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