CINÉMA

Le monde du cinéma rend hommage au réalisateur Tony Scott

Les hommages se succèdent après le suicide, dimanche, du réalisateur britannique Tony Scott. Il est autant salué pour l’envol de Tom Cruise dans "Top Gun" que pour son choix de Catherine Deneuve pour incarner un vampire dans "The Hunger".

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Tony Scott a décidé de mettre fin à ses jours en sautant d’un pont à San Pedro, en Californie, lundi 20 août, suivant une mise en scène qu’il avait décidée lui-même. Le cinéaste âgé de 68 ans avait laissé une note manuscrite dans sa voiture, une Toyota Prius noire qu’il avait garée sur le pont, faisant état de son intention de se suicider. Ni la famille du réalisateur, ni la police n’ont souhaité communiquer davantage sur les raisons de son geste. Depuis l'annonce de sa mort, la communauté du cinéma rend hommage à ce réalisateur britannique qui a décoiffé une génération d’adolescents avec "Top Gun" (1986) et propulsé le bel aviateur de l’US Air Force, Tom Cruise, au firmament du star-system hollywoodien.

"Take my Breath Away" , slow du groupe californien Berlin et chanson-culte de "Top Gun".

 

Avant ce blockbuster planétaire - qui lui a rapporté, à lui et à ses fidèles producteurs Don Simpson et Jerry Bruckheimer, plus de 350 millions de dollars au box-office mondial - Tony Scott avait affiné son goût pour le sensationnalisme et l’image efficace aux côtés de son frère Ridley - de sept ans son aîné et dont il a co-produit le récent "Prometheus". Les deux frères avaient débuté ensemble dans la vidéo publicitaire. Scott le cadet s’était ensuite fait remarquer avec "Les prédateurs" (The Hunger), projeté hors-compétition au Festival de Cannes, lors des séances de minuit, en mai 1983. Le succès du film est loin d’être immédiat – c’est plutôt même un bide au moment de sa sortie. Mais avec David Bowie en vampire immortel décati et Catherine Deneuve en égérie lesbienne, "Les prédateurs" est devenu, au fil des années, un film culte.

C’est d’ailleurs le premier film que cite le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, dans son hommage sur Twitter :

 

Par la suite, au début des années 1990, Tony Scott a choisi d'exploiter la veine qui lui a porté chance financièrement : le blockbuster nourri à la testostérone et aux effets spéciaux. Il est également désigné pour mettre en scène "Le Flic de Beverly Hills 2”, tandis qu’il tourne un quasi-remake de Top Gun - toujours avec Tom Cruise -, "Jour de Tonnerre" (1990). Toujours sous l’aile du producteur Jerry Bruckheimer, il signe "USS Alabama" (1995) et "Ennemi d'État" (1998), un thriller d’espionnage martelé de musique techno.

Outre le fait que Tony Scott s'avère être l'un des artisans-artificiers les plus courus d'Hollywood, avec notamment "Revenge" (1990, avec Kevin Costner), "Le dernier samaritain" (1991, avec Bruce Willis) ou encore dernièrement "Unstoppable" (2010, avec Denzel Washington) -, le réalisateur a su se distinguer dans un tout autre registre avec "True Romance" (1993), dont Quentin Tarantino signe le scénario. La critique est élogieuse. Le New York Times est émoustillé par ce “road-movie amoral et exubérant, dominé par le masochisme de Tarantino” et qui est “sûr de déplaire" à une bonne majorité des spectateurs habituels des films de Tony Scott.  

Que ce soit pour ses quelques rares films indépendants ou ses blockbusters incontournables, les hommages à Tony Scott pleuvent sur Twitter.

L’Américain Ron Howard (réalisateur d’Apollo 13 et de l’adaptation au cinéma du Da Vinci Code) :

Le Britannique Edgar Wright (réalisateur de "Scott Pilgrim") :

Ou encore l’acteur britannique Tim Roth :

 

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