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GRÈCE

Athènes réclame plus de temps pour réformer son économie

Texte par : Dépêche
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3 min

Dans un entretien au journal allemand Bild, le Premier ministre grec Antonis Samaras a dit souhaiter un répit pour relancer la croissance de son pays, tout en s'engageant à respecter ses obligations.

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AFP - Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, demande "un peu d'air" c'est-à-dire plus de temps pour mettre en place les réformes structurelles dans son pays, dans un entretien à paraître mercredi dans le quotidien allemand Bild.

"Tout ce que nous voulons, c'est un peu d'air pour respirer, pour remettre l'économie en route et accroître les revenus de l'Etat. Plus de temps ne signifie pas automatiquement plus d'argent", affirme-t-il alors qu'il doit se rendre à Paris et Berlin en fin de semaine.

Rappelant les efforts déjà accomplis par la Grèce et la situation difficile à laquelle elle doit faire face, le chef du gouvernement grec affirme "tout faire pour maintenir à flot le pays pendant que nous mettons en place les réformes".

"Que les choses soient claires: nous ne demandons pas d'argent supplémentaire, nous nous tenons à nos engagements et à remplir nos objectifs", souligne M. Samaras.

"Mais nous devons relancer la croissance car cela permet de réduire les déficits", ajoute-t-il.

"Si on laisse tomber la Grèce maintenant, l'incertitude pour les autres pays et leur vulnérabilité vont s'accroître", estime-t-il.

M. Samaras juge par ailleurs qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait "une catastrophe". "Cela signifierait au moins cinq années de récession supplémentaire et de laisser augmenter le chômage de plus de 40%".

Selon lui, ce serait donc "un cauchemar pour la Grèce: un désastre économique, des troubles sociaux et une crise de la démocratie inédite".

"Le niveau de vie grec au cours des trois dernières années a baissé de 35%. Un retour à la drachme signifierait immédiatement qu'il baisserait encore d'au moins 70%. Quelle société, quelle démocratie peut survivre à cela ?, s'interroge le chef du gouvernement grec.

La Grèce qui est entrée dans sa cinquième année de récession, doit réaliser 11,5 milliards d'euros d'économies à travers des coupes budgétaires drastiques et des réformes structurelles. Antonis Samaras voudrait obtenir un sursis de deux ans, renvoyant à 2016 le retour à l'équilibre des comptes publics jusque-là prévu pour 2014.

Mais l'Allemagne refuse pour l'instant toute renégociation du plan d'aide et s'est bornée à répéter ces dernières semaines qu'elle ne prendrait aucune décision avant la publication d'un rapport de la "Troïka" des créanciers internationaux (UE-FMI-BCE).

Ce rapport attendu en septembre évaluera l'avancement des réformes mises en oeuvre par la Grèce dont dépend le versement d'une tranche d'aide supplémentaire de 31,5 milliards d'euros.

Antonis Samaras doit rencontrer mercredi le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker avant de se rendre vendredi à Berlin pour s'entretenir avec la chancelière Angela Merkel puis de rejoindre Paris samedi pour un rendez-vous avec le président français François Hollande.

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