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Pour le CNS, Tlass et Hidjab n'ont pas leur place dans un gouvernement de transition

Le chef du CNS, Abdulbaset Sieda, affirme à FRANCE 24 qu'il n'y a pas de place pour le général Manaf Tlass ou pour l'ex-Premier ministre Riad Hidjab dans un futur gouvernement de transition. Les deux hommes ont récemment fait défection.

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Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le chef du Conseil national syrien (CNS), Abdulbaset Sieda, affirme qu’il n’y a pas de place pour le général Manaf Tlass ou pour l’ancien Premier ministre syrien Riad Hidjab dans un futur gouvernement de transition. Ces deux figures du régime de Bachar al-Assad ont récemment fait défection. La déclaration d'Abdulbaset Sieda intervient après qu'il ait rencontré Manaf Tlass à Paris.

Le président du CNS, principale instance de l’opposition, estime toutefois que Manaf

Tlass comme Riad Hidjab pourraient jouer un autre rôle. "Les personnalités qui seront au gouvernement de transition devront s’être engagés en faveur de la révolution dès son début. C’est il me semble une revendication légitime du peuple syrien, estime Abdulbaset Sieda. Nous accueillons toutefois toute personne qui fait défection et nombreux sont ceux qui pourront prendre par à la reconstruction ", a-t-il déclaré, évoquant Tlass et Hidjab.

Reçu par le président français François Hollande le 21 août, Abdulbaset Sieda avait annoncé à cette occasion qu’il travaillait à la formation d’un gouvernement de transition.

Ancien ami intime de Bachar al-Assad

Ancien proche du président syrien Bachar al-Assad, Manaf Tlass a fait défection le 7 juillet. Cet ancien général de la garde républicaine a rejoint Paris et s’est rapidement posé en rassembleur de l’opposition syrienne sans toutefois condamner l’armée loyale au pouvoir de Damas. Il s’est également rendu en Arabie saoudite et en Turquie où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu. Fin juillet, le fils de l’ancien ministre de la Défense Moustapha Tlass avait indiqué œuvrer en vue d’une solution au conflit. "J'essaie, autant que je peux, d'aider à unifier les gens honnêtes en Syrie et à l'étranger pour élaborer une feuille de route en vue d'une sortie de crise", avait ainsi déclaré cet ancien ami intime de Bachar al-Assad, dans un entretien paru fin juillet dans le quotidien saoudien "al-Sharq al-Awsat".

La défection de l’ancien Premier ministre Riad Hidjab est plus récente. Il a quitté son poste pour rejoindre la Jordanie le 6 août. Depuis Amman, celui qui reste à ce jour le plus haut responsable à avoir tourné le dos au régime a dénoncé un "génocide" en Syrie. Mi-août, il s’est à nouveau exprimé pour remercier notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour leur soutien à l’opposition, et a demandé à la communauté internationale davantage d’appui à la révolution, assurant que les forces du régime s’affaiblissaient.

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