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Pierre Moscovici promet une baisse des prix des carburants

Sans attendre les entretiens prévus lundi et mardi avec les industriels et la grande distribution, le ministre de l’Économie a annoncé, lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, une baisse du prix des carburants dès la semaine prochaine.

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AFP - Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a assuré samedi à la Rochelle que les prix des carburants allaient baisser la semaine prochaine, sans même attendre les entretiens prévus lundi et mardi avec les industriels et la grande distribution.

"Je le dis ici, les prix des carburants baisseront par un effort partagé. Je m'y engage

Le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky, s'est dit dimanche "prêt à accompagner l'effort du gouvernement", qui souhaite baisser les prix des carburants, "de façon à ce que cette baisse ou atténuation soit sensible pour l'automobiliste".

Source : AFP.

maintenant, ce sera chose faite la semaine prochaine", a lancé M. Moscovici à l'Université d'été du Parti socialiste, selon un document vidéo d'une rencontre plénière visionné par l'AFP.

Interrogé ensuite par l'AFP, le ministre n'a pas souhaité confirmer la teneur de cette déclaration, alors que des annonces étaient jusqu'alors attendues pour mardi soir.

"Il y aura des décisions qui seront prises, qui marqueront la volonté du gouvernement que le prix du carburant soit plus faible qu'il n'est aujourd'hui, soit inférieur. Il y aura, j'espère, un effort partagé. Nous voulons convaincre. Et je souhaite que cette décision soit applicable, très vite, immédiatement", a-t-il alors déclaré.

En dévoilant les grandes lignes de son plan contre la flambée des prix à la pompe, Jean-Marc Ayrault avait évoqué mercredi une diminution "modeste" et "provisoire" de taxe et appelé les autres parties prenantes, les pétroliers et les distributeurs, à fournir "leur propre part d'effort".

Le gouvernement est sous pression sur ce sujet, après avoir renoncé à la promesse d'un gel temporaire des prix prise par François Hollande avant son élection, trop coûteux pour les caisses de l'Etat.

Un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche indique aussi qu'une majorité de Français (55%) se disent "plutôt mécontents" sur ce dossier et jugent que "l'effort financier de l'Etat (n'est) pas suffisant".

De surcroît, cette baisse de taxe ne peut pas entrer en vigueur avant fin septembre, au plus tôt, car elle devra être au préalable incluse dans le projet de loi de finances pour -2013, attendu dans un mois, alors que le gouvernement avait promis d'agir avant la rentrée.

D'après des sources gouvernementales, elle devrait porter sur la TICPE (ex-TIPP, qui représente environ 61 centimes par litre d'essence et 43 centimes pour le gazole) et risque d'être limitée à quelques centimes, histoire de ne pas trop léser les finances publiques, en ces temps de disette budgétaire. Le manque à gagner serait tout de même de plusieurs centaines de millions d'euros, sachant que la TICPE a rapporté l'an dernier 25 milliards.

Depuis quelques semaines, les prix à la pompe du gazole et de l'essence sont revenus à des niveaux proches de leurs records atteints en mars-avril et la situation ne devrait pas s'améliorer dans les relevés hebdomadaires diffusés lundi soir par le ministère de l'Ecologie, les cours du pétrole brut s'étant maintenus à des niveaux très élevés ces derniers jours.

Les négociations du début de semaine prochaine s'annonçaient pourtant ardues avec un secteur qui traînait des pieds, après s'être déjà vu imposer une surtaxe de plus d'un demi-milliard d'euros cette année. Le raffinage bat de l'aile et les stations-service mettent en avant leurs maigres marges (de l'ordre d'un centime par litre, selon les professionnels), bien loin des énormes profits réalisés par Total dans la production de pétrole brut.

La principale organisation pétrolière, l'Ufip (Union française des industries pétrolières), satisfaite d'échapper au gel des prix qu'elle avait farouchement combattu, s'était dite ouverte à la discussion. En revanche, les enseignes de la grande distribution Carrefour, Auchan, Casino et Cora, regroupées au sein de l'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), s'étaient montrées beaucoup plus réservées.

Contactées par l'AFP samedi, l'Ufip et l'UIP n'ont pas donné suite.

Les réunions à Bercy pourraient aussi donner lieu à des échanges sur la volonté du gouvernement de "réguler" le prix de l'essence, au-delà de la baisse de taxe.

Le Premier ministre s'est contenté d'évoquer un "mécanisme qui régule le prix des carburants", tout en écartant le retour d'une taxe "flottante", qui protégerait les consommateurs en cas d'emballement de l'or noir mais priverait alors l'Etat de milliards d'euros.

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