FRANCE

Henri Guaino candidat à la présidence de l'UMP

Le député des Yvelines, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de l'UMP au "Figaro". Il devra recueillir les 8 000 parrainages nécessaires d'ici le 18 septembre.

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AFP - Le député UMP des Yvelines Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, annonce qu'il est candidat à la présidence de l'UMP, dans un entretien au Figaro à paraître mardi.

"Oui je suis candidat", déclare-t-il dans cette interview exclusive.

Agé de 55 ans, plume du président Nicolas Sarkozy pendant tout le quinquennat, M. Guaino a été élu député de la 3e circonscription des Yvelines en juin dernier. Il veut concourir à l'élection de la présidence de l'UMP des 18 et 25 novembre, à laquelle sont déjà candidats François Fillon, Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet.

"C'est une décision qui ne se prend pas à la légère. Je n'avais pas, au départ, l'intention de me lancer dans cette aventure. C'est la tournure qu'a pris le débat qui m'a poussé à prendre cette décision. Il y a dans cette histoire écrite d'avance, quelque chose qui ne correspond pas à ma conception de la politique", explique Henri Guaino.
             

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"Le débat à l'UMP ne peut se résoudre à cet affrontement dans lequel beaucoup d'adhérents, et moi le premier, ne se retrouvent pas. A-t-on jamais vu une élection où seuls deux candidats auraient le droit de se présenter ?", se demande-t-il dans une allusion au duel Fillon-Copé attendu.

"Après mûre réflexion, une réflexion qui a cheminé tout l'été", Henri Guaino a donc "souhaité offrir aux adhérents la possibilité de mettre un terme à ce tête à tête".

Alors qu'il part à la recherche des quelque 8.000 parrainages requis, formera-t-il un ticket avec Christian Estrosi, qui aimerait aussi se lancer dans la course ? "Vous le saurez d'ici le 18 septembre", date-limite du dépôt des candidatures, répond-il, énigmatique.

Lui, le gaulliste social, n'est-il pas sur le même créneau que François Fillon ? "Si je retrouvais ma conception du gaullisme ou du séguinisme dans l'un des candidats, je ne me présenterais pas", lâche M. Guaino.

 

 

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