FRANCE

Massacre en Haute-Savoie : "un crime particulièrement horrible"

Trois des quatre victimes du massacre commis près du lac d'Annecy ont été tuées d'une balle dans la tête, révèle le procureur de la République d'Annecy. "Toutes les pistes" restent explorées par les enquêteurs.

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Que s’est-il réellement passé le mercredi 5 septembre sur le parking forestier de la commune de Chevaline, sur les hauteurs du lac d'Annecy, en Haute-Savoie (sud-est de la France) ? "Toutes les pistes" sont explorées par les enquêteurs qui tentaient, ce jeudi, de percer le mystère du massacre d'une famille de vacanciers et d’un randonneur à vélo.

AFP - Le président français françois Hollande a assuré jeudi à Londres que "tout sera fait" pour retrouver les coupables du meurtre d'une famille présumée britannique en Haute-Savoie, qui soulève "une très grande émotion en France et au Royaume-Uni".

"Il y a une très grande émotion en France et au Royaume-Uni", et nous devons "tout faire" pour retrouver le ou les coupables "et dire au peuple britannique que nous sommes solidaires", a déclaré M. Hollande lors d'un point de presse en marge de sa visite auprès de la délégation française aux jeux paralympiques de Londres.

Trois victimes tuées d’une balle dans la tête

 
Trois personnes, un homme et deux femmes, dont l'une plus âgée, découverts dans un véhicule immatriculé en Grande-Bretagne, ainsi qu'un cycliste non loin, ont été retrouvées morts mercredi après-midi sur ce parking. Seules deux fillettes, dont l'une grièvement blessée, ont réchappé à la tuerie.
 
"Ce qui est sûr c'est qu'on voulait tuer", a déclaré le procureur de la République d'Annecy, Éric Maillaud, lors d'une conférence de presse, ce jeudi. Dénonçant un acte d'une extrême "sauvagerie", "un crime particulièrement horrible" et "hors normes", le magistrat a révélé que trois des quatre victimes ont reçu une balle dans la tête. Soit le conducteur de la voiture, une des deux femmes sur la banquette arrière et le cycliste découvert à proximité du véhicule.
 
Deux passeports, suédois et irakien, qui pourraient appartenir aux deux femmes assises sur la banquette arrière, ont été retrouvés, mais le procureur n’était pas en mesure de confirmer formellement les liens de parenté éventuels entre les personnes retrouvées dans la voiture et les deux fillettes survivantes. En effet, si le propriétaire du véhicule est un Britannique d'origine irakienne, selon le procureur d'Annecy, les enquêteurs n'ont pas encore pu vérifier s'il s'agit bien du père de famille assassiné. Le break BMW était immatriculé au nom de Saad al-Hilli, 50 ans, demeurant à Claygate, dans le Surrey, au sud de Londres, selon une source proche de l'enquête.
 
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Les réactions en Grande-Bretagne

Les fillettes placées sous protection

 
Le cycliste également retrouvé mort, un père de famille français originaire de la région, a déjà été identifié par les gendarmes. Concernant le sort des fillettes, le procureur de la République d'Annecy s’est montré rassurant. Celle âgée de 8 ans et grièvement blessée à la tête a été hospitalisée à Grenoble, et son état était stabilisé jeudi, selon Éric Maillaud. "On a le sentiment que l'on s'est acharné sur cette petite fille", a-t-il souligné. L'enfant a été frappée de façon "extrêmement violente" et "a priori" a été blessée par balle".
 
Enfin, la petite fille de 4 ans, qui a été retrouvée mercredi huit heures après l'arrivée des gendarmes sur place en état de choc mais indemne, a été placée sous protection des forces de l'ordre. "Elle a été hospitalisée dans un service pédopsychiatrique. L'essentiel est de la protéger, de la soutenir. On fera de même avec sa sœur", a dit le procureur. Elle a commencé à parler et pourrait être entendue "dans les prochaines heures", a-t-il poursuivi, tout en appelant à ne pas trop attendre du témoignage d'une enfant de 4 ans.

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