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SYRIE

L'ASL transfère son commandement vers la Syrie

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L'Armée syrienne libre annonce le transfert de son commandement central de la Turquie, où il est installé depuis plus d'un an, vers la Syrie. Une décision symbolique selon les analystes, et qui viserait à unifier la rébellion.

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La rébellion syrienne, basée en Turquie depuis plus d’un an, a annoncé samedi 22 septembre le transfert de son commandement vers la Syrie."Nous annonçons une bonne nouvelle à notre peuple syrien libre et héroïque [...]: le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL) est entré dans les régions libérées" après que ces zones aient été sécurisées, a annoncé le chef de l'ASL, Riad al-Assaad dans une vidéo diffusée sur Internet.

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fr/ptw/2012/09/22/WB_FR_NW_SOT_CHEF_ASL_19H_NW970629-A-01-20120922.flv

Selon lui, la décision a été prise après des "arrangements" avec les bataillons et les brigades rebelles sur place, et le but est de commencer "bientôt" le plan de "libération de Damas". Le colonel Assaad ne précise pas dans quelle région il siégera en Syrie.

Dimanche 23 septembre, un colonel de l’ASL, rencontré par l’AFP dans un village proche de la frontière turque, a assuré que le régime perdait de plus en plus de terrain."Nous contrôlons la plus grande partie du pays. Dans la plupart des régions, les soldats sont prisonniers de leurs casernes. Ils en sortent très peu, et nous agissons à notre guise à peu près partout, sauf à Damas", a-t-il ainsi expliqué. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), près de 80 % des villes et villages syriens frontaliers de la Turquie échappent au régime.

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Une décision "symbolique"

Pour Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, "installer le commandement en Syrie est très symbolique". Interrogé par l’AFP, le chercheur n'exclut pas que la Turquie, sous pression de l'opposition intérieure, ait poussé les rebelles syriens à quitter son territoire. Mais il relève que les rebelles, en s'installant en Syrie, "se trouvent désormais à la merci d'attaques aériennes" du régime.

Riad Kahwaji, directeur de l'Institut d'analyses militaires pour le Proche-Orient et le Golfe (Inegma) basé à Dubaï, estime pour sa part que l’ASL a pris ce risque pour tenter d’unifier les différentes forces rebelles sur le terrain alors que l’Occident pousse l’opposition à s’unir afin de vaincre Bachar al-Assad. Depuis plus d’un an en effet, une rivalité oppose l’ASL de l’extérieur, dirigée depuis la Turquie par le commandant Riad al-Assaad, à celle de l’intérieur qui obéit aux ordres du colonel Qassem Saadeddine.

D'autres petits groupes de rebelles, dont des formations islamistes, se disent autonomes. Selon, Riad Kahwaji, la présence du commandement rebelle en Syrie pourrait aider à unir ces groupes. "Cette guerre ne peut être gagnée à moins que chacun agisse au sein de la collectivité", explique-t-il.

Un poste de l’armée libanaise attaquée

Cette décision survient au lendemain d’une attaque par des rebelles syriens d’un poste de l’armée libanaise. Celle-ci a annoncé qu'un "grand nombre" de rebelles syriens avaient attaqué un de ses postes dans l'est du Liban, près de la frontière avec la Syrie, sans faire de victime. Il s’agit du deuxième assaut de ce type en moins d’une semaine.

"L'armée assure qu'elle ne permettra à aucune partie d'utiliser le territoire libanais pour impliquer le Liban dans les événements des pays voisins et réaffirme sa détermination à protéger le territoire libanais et à faire face avec force à toute violation, quelle que soit la partie" responsable, affirme un communiqué de l’armée.

Samedi encore, au moins 108 personnes - 52 civils, 32 soldats et 24 rebelles - ont péri dans les combats et les bombardements à Alep, Idleb, Homs, Hama, Deir Ezzor (est), Deraa (sud) et dans la région de Damas, selon l'OSDH.

 

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