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Double attentat au siège de l'état-major de l'armée à Damas

AFP

Deux violentes explosions se sont produites, mercredi matin, au siège de l'état-major de la capitale syrienne où des affrontements ont toujours lieu. Par ailleurs, les membres de plusieurs familles ont été abattus par des miliciens pro-régime.

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Barzé est un quartier sunnite dans le nord de Damas. Les miliciens pro-régime, connus sous le nom de chabbihas, sont accusés des massacres les plus barbares depuis le début du conflit syrien.

Des experts estiment qu'ils sont utilisés par le régime, contrôlé par des alaouites -émanation du chiisme-, pour lui permettre de se dissocier des atrocités commises.

Deux importantes explosions se sont produites près du siège de l’état-major de l'armée à Damas, tôt dans la matinée mercredi. Quatre gardiens ont été tués et 14 militaires et civils ont été blessés dans le double attentat, selon une source militaire citée par la télévision d'État.

D’autre part, d’importants dégâts matériels et un incendie ont été constatés par l’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"De grosses colonnes de fumée sont visibles et des vitres d'immeubles ont été brisées à des centaines de mètres du lieu" de l'explosion, a rapporté à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'ONG, citant des militants sur place.

Un témoin syrien a confirmé auprès de FRANCE 24 qu’une explosion s'était produite sur la place des Omeyyades, en face du QG militaire et une autre derrière le bâtiment. Des ambulances sont rapidement arrivées dans la zone, sécurisée par les forces de l’ordre.

Témoignage d'un activiste syrien sur place

Un journaliste iranien tué

"Les explosions terroristes sont dues à deux bombes et il n'y a eu que des dégâts matériels", a déclaré le ministre syrien de l'Information Omrane al-Zohbi, rapidement après l’événement. "Les forces de sécurité poursuivent un groupe terroriste armé aux abords de la zone où se sont produites les explosions", a précisé le ministre, en référence aux rebelles.

"Tous les commandants et les officiers militaires sont sains et saufs, aucun d'entre eux n'a été blessé", a indiqué l’armée syrienne dans un communiqué.

De son côté, l’OSDH, qui n’avance pour l’instant aucun bilan précis, rapporte que de violents combats entre rebelles et militaires ont éclaté à l'intérieur du siège de l'état-major, faisant des morts dans les deux camps.

La chaîne iranienne Press TV a annoncé que l’un de ses journalistes, Maya Nasser, avait été tué "par un tir de sniper". En outre, le chef du bureau de la chaîne Al-Alam à Damas, Hussein Mortada, a été blessé. On ignore si M. Mortada, dont Press TV n'a pas précisé la nationalité, se trouvait avec le journaliste iranien lorsque ce dernier a été abattu.

Mardi, les insurgés avaient déjà fait exploser des bombes sur un bâtiment de Damas occupé par des milices pro-gouvernementales.

Par ailleurs, au moins 16 personnes, dont six femmes et trois enfants, ont été exécutées par balles chez elles, mercredi, dans le quartier de Barzé par des miliciens pro-régime, selon l’OSDH.

FRANCE24 avec dépêches

 

 

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