ONU - SYRIE

Damas accuse les États-Unis et la France de soutenir le terrorisme en Syrie

AFP

Devant l'Assemblée de l'ONU, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a affirmé que Washington et Paris soutenaient le terrorisme en Syrie en fournissant des combattants étrangers ainsi que des armes et de l'argent aux rebelles.

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Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a accusé lundi les Etats-Unis, la France et la Turquie "d'encourager et de soutenir le terrorisme en Syrie".

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, M. Mouallem s'est interrogé sur "les déclarations du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Turquie, des Etats-Unis, de la France qui encouragent et soutiennent clairement le terrorisme en Syrie en (lui) fournissant de l'argent, des armes et des combattants étrangers".

Le gouvernement syrien considère les opposants armés à son régime comme des "terroristes". M. Mouallem a fait notamment référence à l'attentat du 26 septembre contre le siège de l'état-major syrien à Damas.

Evoquant la médiation de Lakhdar Brahimi, il a souligné que "la réussite de tout effort international (pour régler la crise syrienne) requiert, en plus de l'engagement du gouvernement syrien, d'obtenir des Etats qui soutiennent les groupes armés (en Syrie), en particulier la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, la Libye et d'autres, de cesser d'armer, financer, entraîner et accueillir des groupes terroristes". Ces pays devraient au contraire "promouvoir le dialogue et le renoncement à la violence".

Plus largement, M. Mouallem a appelé "tous les pays représentés dans l'Assemblée générale à faire pression pour mettre fin à la violence en obtenant que cessent l'armement, le financement ou l'entraînement des groupes terroristes".

Il a par ailleurs appelé "l'opposition nationale à travailler ensemble pour mettre fin à l'effusion de sang et à s'assoir à la table du dialogue" avec le gouvernement syrien, soulignant que Damas "continue de croire en une solution politique".

Il a aussi critiqué les sanctions internationales contre Damas, faisant valoir qu'elles "nuisent aux conditions de vie des citoyens syriens". "Comment peut-on imposer des sanctions contre les banques, le système de santé ou les transports et prétendre qu'on a à coeur l'intérêt des Syriens?", a-t-il lancé à la tribune de l'Assemblée.

AFP

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