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Attaque de Benghazi : les conditions de sécurité diplomatique remises en cause

AFP

La sécurité de la représentation diplomatique américaine à Benghazi était "faible" avant l'attaque du 11 septembre dernier, estime un responsable américain interrogé par une commission d'enquête pilotée par les républicains.

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L'ancien responsable de la sécurité de l'ambassade et du consulat américains en Libye, Andrew Wood, a indiqué, mercredi 10 octobre, devant le Congrès que les conditions de sécurité à Benghazi étaient "faibles" avant l’attaque du 11 septembre qui a coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois agents américains.

"La sécurité à Benghazi a toujours été un casse-tête durant mon mandat là-bas" - entre février et août 2012 -, et "la sécurité diplomatique était faible", a déclaré ce colonel devant une commission d'enquête pilotée par la majorité républicaine à la Chambre des représentants et chargée de déterminer si les conditions de sécurité étaient assurées dans la représentation américaine à Benghazi.

Andrew Wood révèle également qu'en "avril, il n'y avait à Benghazi qu'un seul agent de la sécurité diplomatique américaine". Les demandes faites pour "obtenir du personnel supplémentaire" n'ont jamais été suivies d'effets, indique-t-il encore.

"Réduire les mesures de sécurité à Benghazi"

Dans une lettre rédigée la semaine dernière, les deux chefs de cette commission d'enquête, les élus républicains Darrell Issa et Jason Chaffetz, avaient sommé la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, de faire toute la lumière sur le déroulement de l'attaque.

D'après Darrell Issa, "le poste diplomatique américain en Libye avait plusieurs fois réclamé un renforcement de la sécurité à Benghazi", mais "Washington n'avait pas accédé à cette demande". Son collègue Jason Chaffetz a enfoncé le clou mardi 9 octobre sur Fox News en dénonçant "l'effort concerté du département d'État et de la Maison Blanche pour réduire les mesures de sécurité à Benghazi "afin de donner l'impression d'un semblant de ‘normalisation’ en Libye".

Washington se défend de toute négligence

En pleine campagne présidentielle, l'opposition républicaine reproche à l'administration de Barack Obama des failles en matière de sécurité et de renseignement en Libye et l’accuse d’avoir tardé à reconnaître qu’il s’agissait d’un "attentat terroriste" impliquant Al-Qaïda. Côté démocrate, on se défend de toute négligence. D’après le département d'État américain, l’attaque est "sans précédent en Libye [...] et dans l’histoire diplomatique récente" et Washington ne disposait "d'aucun renseignement exploitable" sur un "attentat planifié ou imminent".

John Brennan, le spécialiste de la lutte antiterroriste à la Maison Blanche, s’est rendu mercredi à Benghazi où il s'est entretenu avec le président du Congrès national général (CNG, Parlement), Mohammed Magarief, a précisé Tommy Vietor, un porte-parole du gouvernement.

Les deux responsables ont discuté de l'enquête qui se poursuit et des mesures supplémentaires que la Libye pourrait prendre pour mieux assister les États-Unis afin de retrouver et punir les coupables, a précisé Vietor. "Les deux parties ont réaffirmé leur ferme détermination à faire échec au terrorisme et à la violence extrémiste", a ajouté le porte-parole.

France 24 avec dépêches

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