FRANCE

Cellule islamiste : une nouvelle interpellation

AFP

Un homme, impliqué dans l’affaire de la cellule islamiste démantelée, a été arrêté en région parisienne samedi. En revanche, les deux jeunes qui ont lancé la grenade contre l’épicerie casher en septembre sont toujours dans la nature.

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Un homme a été interpellé samedi matin dans le cadre de l'enquête qui a permis le démantèlement d'une cellule islamique après l'attaque à la grenade contre une épicerie casher de Sarcelles (Val-d'Oise) le 19 septembre, a-t-on appris de source judiciaire.

De même source, on indique sans autre précision que l'individu a été arrêté "en région parisienne". On ajoute ne pas pouvoir confirmer s'il s'agit d'un des deux auteurs de l'attaque du 19 septembre.

Dans une interview au Journal du Dimanche, le procureur de Paris, François Molins, a indiqué que les deux hommes étaient toujours recherchés.

"Dans l'enquête sur Sarcelles, autant nous avons identifié la personne qui a fait les repérages, autant nous savons que M. Louis-Sidney a vraisemblablement manipulé l'engin, autant il nous manque encore les deux personnes qui l'ont lancé", a-t-il dit, pour ajouter :"D'après les témoignages, d'après les vidéos de surveillance et les éléments matériels de l'enquête, les deux jeunes, un noir et un blanc, qui ont lancé la grenade sont encore dans la nature."

"Les personnes en garde à vue ne disent pas grand-chose"

Sept islamistes présumés ont été mis en examen jeudi pour tentative d'assassinats et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste dans le cadre d'une enquête déclenchée après l'incident de Sarcelles. Celle-ci a permis de mettre la main sur du matériel servant à la fabrication d'explosifs dans un box de Torcy (Seine-et-Marne).

Un militant dont les empreintes ont été retrouvées sur la grenade, Jérémie Louis-Sidney, a été abattu par les policiers venus l'arrêter et sur lesquels il avait ouvert le feu.

François Molins a indiqué au JDD avoir sollicité auprès du juge des libertés et de la détention une prolongation de cinq jours des gardes à vue des prévenus, dont le leader présumé du groupe, Jérémie Bailly.

"Les personnes en garde à vue ne disent pas grand-chose, beaucoup de travail reste à faire, notamment les exploitations des ADN retrouvés sur place. J’espère qu'on retrouvera les deux jeunes gens rapidement", déclare encore le procureur de Paris.

(Reuters)

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