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Manuel Valls souhaite assouplir les critères de naturalisation

Déplorant les mesures prises par son prédécesseur Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a indiqué vouloir faciliter l'acquisition de la nationalité française.

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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a fait part, jeudi 18 octobre, de son souhait d’augmenter le nombre d’étrangers accédant à la nationalité française. Il faut "redresser la courbe du nombre de naturalisations" qui ont chuté de 30 % entre 2010 et 2011 à cause de "consignes de durcissement" transmises par son prédécesseur Claude Guéant, a-t-il ainsi déclaré alors qu’il assistait à une cérémonie de naturalisation à Toulouse.

Manuel Valls, qui a lui-même été naturalisé à l’âge de 20 ans, a également expliqué qu’il préférait pour sa part une vision de la France "terre d’accueil" à celle "qui regarde le monde avec méfiance, fustigeant la politique de l’ancien gouvernement. "L'accès à la nationalité française a été entravé, empêché", a-t-il notamment estimé.

Le test d’histoire et de culture supprimé

Deux circulaires envoyées aux préfets détaillent les nouveaux critères que requiert désormais la nationalité française.

Premier changement de taille, le ministre de l’Intérieur a ouvert l’accès à la nationalité aux salariés précaires et aux étudiants. "Je refuse l'idée que seuls les détenteurs d'un CDI [contrat à durée indéterminée] puissent devenir français", s’est-il indigné. Jusqu’ici l’absence de CDI restait un obstacle, justifiant ainsi 40 % des refus ces dernières années. Manuel Valls demande également de prendre en compte le "potentiel" des étudiants.

Si la signature d’une "charte des droits et devoirs du citoyen français" et la maîtrise de la langue française sont exigées, les tests controversés d’histoire et de culture instaurés sous l’ère Sarkozy ont quant à eux été supprimés. "On ne devient pas Français en répondant à un QCM !", a ainsi raillé Manuel Valls.

Le ministre de l'Intérieur a toutefois insisté sur la nécessaire d'adhérer aux valeurs de la République qu'il a exaltées : liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité et solidarité. La naturalisation "doit demeurer la conclusion logique d'un parcours d'intégration réussi", a-t-il souligné.

Les changements dans la procédure


Vives critiques à droite

Mais ces exigences n’ont pas suffi à satisfaire l’opposition qui l’a accusé de vouloir "brader" la nationalité française."La nationalité française doit se mériter [...] Vouloir la brader [...] est totalement irresponsable et dangereux", a estimé Eric Ciotti, secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité.

Même son de cloche du côté de Marine Le Pen, présidente du Front national (FN). Interrogée sur l’antenne de France 24, elle a dénoncé une nationalité française "accordée depuis des années comme on distribue des tickets de métro". "Je ne suis pas contre l'existence d'un processus de naturalisation, c'est-à-dire d'acquisition de la nationalité, mais avec des conditions extrêmement sévères parce que devenir Français est un honneur", a-t-elle poursuivi. Et de conclure : "La nationalité française s'hérite ou se mérite".

 

 

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