RUSSIE

La Pussy Riot libérée saisit la Cour européenne des droits de l'Homme

AFP

Après avoir été libérée le 10 octobre, Ekaterina Samoutsevitch, l'une des membres du groupe Pussy Riot, porte plainte contre la Russie devant la Cour européenne des droits de l'homme. Elle se plaint de ses conditions de détention.

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Remise en liberté le 10 octobre, Ekaterina Samoutsevitch du groupe Pussy Riot, a déposé un recours à la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) contre la Russie pour violation de ses droits durant ses six mois de détention.

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Ekaterina Samoutsevitch des Pussy Riot : "Ce procès injuste, illégal, a indigné un grand nombre de gens"

La jeune femme de 30 ans se plaint du traitement qu'elle a subi durant son procès et son incarcération.

"J'ai joint au recours l'emploi du temps des audiences au tribunal. On peut voir que les jours d'audience se terminaient après 21h. Ce qui signifie qu'elles rentraient dans leurs cellules vers minuit. Et elles devaient se lever de nouveau vers 5h ou 6h du matin pour aller au tribunal", a expliqué son avocat Irina Khrounova à la radio Echo de Moscou.

"Ainsi, elles dormaient peu durant la journée, ne mangeaient pas du tout et ne buvaient pas. Du point de vue de la Convention européenne, c'est un traitement inacceptable pour des personnes incarcérées", a-t-elle ajouté.

Ekaterina Samoutsevitch avait été condamnée en août, en compagnie de deux autres membres de la formation féministe, à deux ans de camp de travail pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Les trois artistes punks avaient chanté en février une prière dans la cathédrale de Moscou pour protester contre le pouvoir du président Vladimir Poutine.

Alors que ses deux compagnes sont toujours emprisonnées, Ekaterina Samoutsevitch a été libérée la semaine dernière après que ses deux ans de détention se soient transformés en sursis lors de la procédure en appel.

Cette affaire suscite toujours beaucoup de réactions dans le monde entier et notamment dans le domaine culturel. Une nouvelle vidéo de soutien a été postée cette semaine sur Internet par la réseau social YaSound. Il s'agit d'un flash-mob organisé à Paris et qui appelle à la libération des deux autres membres des Pussy Riot.


France 24 avec dépêches

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