SOUDAN

Le Soudan accuse Israël d’avoir bombardé l'une de ses usines militaires

Au lendemain de l’incendie de l'usine militaire de Yarmouk, à Khartoum, provoqué par une série d’explosions, le gouvernement soudanais aurait découvert des preuves conduisant à la culpabilité d’Israël. Tel-Aviv n’a pas réagi.

Publicité

Des témoins et un média pro-gouvernemental ont affirmé qu’une série d'explosions, suivie d'un gigantesque incendie, s'est produite mardi soir dans le secteur de l'usine militaire de Yarmouk, au sud de Khartoum.

"Nous pensons qu'Israël a mené le bombardement", a déclaré mercredi 24 octobre le ministre de l'Information, Ahmed Bilal Osman, au cours d'une conférence de presse. "Nous nous réservons le droit de riposter en lieu et date de notre choix", a-t-il prévenu.

"Quatre appareils militaires ont attaqué l'usine de Yarmouk", a précisé le ministre, ajoutant que les avions étaient venus depuis l'est de l'usine.

Silence d’Israël

Auparavant, le gouverneur de l'État de Khartoum, AbderRahman al-Khidir, avait déclaré qu'aucun élément ne permettait d'envisager une éventuelle cause "extérieure". Il avait assuré à la télévision nationale que les explosions s’étaient vraisemblablement produites dans un hangar d'entreposage de l'immense complexe. L'incendie a été maîtrisé en deux heures.

Plusieurs personnes ont été hospitalisées après avoir inhalé de la fumée mais il n'y a pas eu d'autres victimes, selon l'agence de presse soudanaise Suna.

En mai, le gouvernement soudanais avait fait état de la mort d'une personne dans l'explosion d'une voiture à Port-Soudan, sur la mer Rouge, qui ressemblait à une déflagration survenue en mai 2011 et attribuée à une attaque de missile israélienne.

En Israël, l'armée n'a pas réagi à ces accusations tandis que le ministère des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.

FRANCE 24 avec dépêches

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine