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Réunion cruciale à Doha pour l'opposition syrienne divisée

AFP

Réuni depuis dimanche à Doha, le CNS tente de former un front uni afin de se doter des moyens politiques et militaires nécessaires à la chute du régime syrien. Sur le front, les rebelles progressent, multipliant les attaques contre l'armée.

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L'opposition fragmentée au régime de Damas a ouvert dimanche une réunion à Doha, au Qatar, pour tenter de former un front uni pour quémander des armes en vue de chasser Bachar al Assad.

"Il faut absolument une alternative à ce régime", martèle Riad Seif, une des figures majeures de la dissidence, qui a quitté la Syrie en juillet après y avoir été emprisonné.

Il explique vouloir mettre en place "une période provisoire qui commence par la formation d'une direction politique jusqu'à ce qu'une assemblée nationale représentant l'ensemble des Syriens se réunisse à Damas, après la chute d'Assad".

Agé de 66 ans, ancien député, Riad Seif est une voix écoutée et espère réunir des soutiens autour d'une initiative qui porte son nom et vise à créer une assemblée plus large que le Conseil national syrien (CNS), la plus grande instance de l'opposition
en exil, critiquée pour son manque de représentativité.

Sur le front, les rebelles multiplient les attaques

Dimanche, pour la première fois depuis le début du conflit syrien, les rebelles ont pris le contrôle d'un champ pétrolier dans la province de Deir Ezzor (est), a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Alors que l'armée syrienne menait plusieurs raids sur la région de Damas, un attentat a également visé l'hôtel Dama Rose, situé au coeur de la capitale dans un quartier abritant de nombreux centres de la Sécurité, ont rapporté les médias officiels.

Cherchant à ôter au régime la maîtrise du ciel, son principal atout, des combattants rebelles ont pris pendant quelques heures le contrôle de la base de défense aérienne de Douila et attaqué l'aéroport militaire de Taftanaz, dans la région d'Idleb (nord-ouest).

À Douila, les rebelles ont fait main basse sur le stock d'armement de la base, mais ils ont dû laisser des missiles trop lourds puis se retirer quand l'aviation a bombardé le site, selon des vidéos postées par les militants.

La rébellion a également progressé à Douma, dans la banlieue de Damas, prenant le contrôle de trois importants bâtiments tenus par l'armée, selon l'OSDH.

Après la condamnation internationale de vidéos montrant des rebelles tuant des soldats de sang-froid, de nouvelles images mises en ligne par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et tournées selon lui il y a plusieurs mois dans d'autres régions du pays, montrent des partisans du régime achevant des prisonniers rebelles ou mutilant des cadavres.
 

FRANCE 24 avec dépêches

 

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