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Paris demande des explications à Téhéran sur la mort d'un blogueur emprisonné

Le Quai d'Orsay a exhorté l'Iran à fournir des explications sur la mort en détention d'un blogueur, arrêté le 28 octobre. Selon le mouvement opposant des Moudjahidine du peuple iranien, Sattar Behechti a été tué "sous la torture".

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La France a appelé, jeudi 8 novembre, les autorités iraniennes à "faire toute la lumière" sur les circonstances de la mort en détention d'un blogueur arrêté le 28 octobre, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

"Nous sommes profondément choqués d'apprendre la mort en détention du blogueur Sattar Behechti. Nous appelons les autorités iraniennes à faire toute la lumière sur les circonstances de son décès", a déclaré Vincent Floréani, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay.

Sattar Behechti, dont la mort a été annoncée par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, était détenu dans le centre de détention de Kahrizak, au sud de Téhéran, selon le Quai d'Orsay.

"La France exprime sa plus vive inquiétude quant à la dégradation constante de la situation des droits de l'homme en Iran", a affirmé M. Floréani.

Les Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), principal groupe de l'opposition iranienne à l'étranger, ont également annoncé la mort de l'activiste des droits de l'homme. "Le prisonnier politique Sattar Behechti, 35 ans, a été tué sous la torture par les bourreaux du régime, huit jours après son arrestation", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Pour le Quai d'Orsay, "la détérioration croissante des conditions de détention, récemment dénoncée par 33 prisonnières de la prison d'Evin, constitue une source de préoccupation majeure pour la France". "La répression des voix dissidentes qui s'expriment pacifiquement en Iran est inacceptable", a souligné le porte-parole adjoint du ministère.

Amnesty International a appelé récemment l'Iran à enquêter sur des accusations de mauvais traitements infligés à des détenues de la prison d'Evine à Téhéran par leurs gardiennes, indiquant que neuf prisonnières avaient entamé une grève de la faim pour protester contre ces pratiques.

AFP

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