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Les relations entre Israël et la France restent "excellentes"

FRANCE 24

L'ambassadeur d’Israël en poste à Paris l'assure : les relations entre son pays et la France n'ont pas été détériorées par la décision de François Hollande de soutenir la demande palestinienne d’accéder au statut d'État non membre de l’ONU.

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"Les relations diplomatiques avec Paris restent excellentes." En dépit du vote de la France, jeudi, en faveur de la demande de la Palestine d’accéder au statut d'État non membre de l’ONU, l'ambassadeur d'Israël en France a assuré à FRANCE 24, ce vendredi, que la décision "inattendue" de Paris, "arrêtée la veille du vote", ne porte pas atteinte aux relations entre les deux pays. 

Israël va autoriser la construction de 3 000 nouveaux logements dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, a indiqué, ce vendredi, un responsable israélien.

L’État hébreu entend, par ce projet, créer une continuité territoriale entre Maalé Adoumim (35 000 habitants) et des quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, occupée et annexée depuis 1967, dont cette implantation urbaine est distante d'une dizaine de kilomètres.

Il a été vivement dénoncé par les Palestiniens, dans la mesure où il coupe pratiquement en deux la Cisjordanie, compromettant la viabilité d'un État palestinien.

En novembre 2011, après l'accession de la Palestine au statut de membre à part entière de l'Unesco, Israël avait également accéléré la construction dans les colonies de Cisjordanie occupée.

Et ce, parce que la présidence française a appelé les Palestiniens à revenir à la table des négociations et à relancer le processus de paix, au point mort depuis plusieurs années, explique Yossi Gal. "C’est ce que nous voulons aussi, a-t-il dit. Le vote des Français n’altérera pas nos relations, qui sont fortes, comme en a témoigné la récente visite du Premier ministre Benjamin Netanyahou", a-t-il ajouté.
 
Cependant, l'ambassadeur Yossi Gal a préféré éluder les questions sur l’incidence du vote de la plupart des pays membres de l'Union européenne, qu’ils se soient abstenus ou qu'ils aient soutenus la candidature palestinienne, sur leurs relations avec Israël. Ce matin, le journal israélien Haaretz a comparé le vote de certains pays amis de l’État hébreu comme la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie à "un signal d’alarme", en estimant que ces derniers avaient exprimé leur "impatience vis-à-vis de l’occupation".
 
"Nous espérons que nous serons en mesure de travailler avec les membres, responsables, de la communauté internationale, pour faire comprendre aux Palestiniens qu'il faut tout mettre de côté et aller à la table des négociations sans conditions préalables, a-t-il sobrement commenté. C'est la seule chose qui peut nous conduire à la paix, et non pas des mesures unilatérales comme ce qui s’est passé à l'ONU."
 
Par ailleurs, concernant le discours du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, prononcé à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, qualifié de "diffamatoire et venimeux" par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, Yossi Gal a estimé que ce discours "n’était pas celui de quelqu'un qui veut vraiment la paix".

Interrogé sur la réaction à venir d’Israël suite à la démarche palestinienne, le diplomate, en poste à Paris depuis fin 2010, a déclaré qu'Israël "allait réfléchir très attentivement à ce qu'il faut faire, tout en ne perdant pas espoir qu'ils [les Palestiniens, NDLR] reviendront à la raison pour s'asseoir avec nous et négocier vraiment la paix. "

 

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