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Al-Nosra, le groupe djihadiste qui sort de l'ombre à Alep

AFP

Le Front al-Nosra, soupçonné d'être lié à Al-Qaïda, a pris la dernière grande garnison de l'armée syrienne dans la région d'Alep. Sur le terrain, les soldats de l'ASL combattent à ses côtés. Un Observateur de FRANCE 24 témoigne.

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Drapeaux du jihad fièrement hissés sur leur char, les combattants du Front al-Nosra se sont emparés, lundi 10 décembre, de la base Cheikh Souleimane, dernière grande garnison de l'armée syrienne dans la région d'Alep. Une prise qui porte un coup dur au régime et renforce l'assise du mouvement islamiste dans le nord de la Syrie, au détriment des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Un chef local d'Al-Nosra, mouvement inconnu avant la révolte qui a percé de façon fulgurante en Syrie, se déployant sur la quasi-totalité des fronts, a revendiqué l'attaque auprès de l'AFP.

En prenant la totalité de la base de Cheikh Souleimane, "l'opposition armée a enregistré un gain significatif", note Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Sur le terrain, ASL et islamistes sympathiseraient. Dans un entretien accordé à la chaîne, Bashir Al Hajji, un Observateur de FRANCE 24, commandant local de l'ASL, confie travailler aux côtés des combattants jihadistes. "La communauté internationale nous a lâchés, déplore t-il, nous sommes désormais prêts à travailler avec n'importe quel groupe qui prendrait les armes contre Bachar al-Assad." Et d’ajouter : "Nous collaborons avec eux régulièrement pour faire face à l'armée de Bachar et libérer la ville d'Alep".

Dans le même temps, le nord de Damas, généralement calme, a connu ses combats les plus violents en 21 mois de conflit, tandis que la périphérie de la capitale était pilonnée par l'artillerie et l'aviation de l'armée régulière, le régime voulant à tout prix y éradiquer la base arrière de la rébellion.

Washington va inscrire le Front al-Nosra sur la liste terroriste

Les États-Unis ont annoncé, lundi, l'inscription dans les prochains jours sur leur liste des organisations terroristes du Front al-Nosra, une émanation d'Al-Qaïda en Irak, selon Washington. Al-Nosra a revendiqué la plupart des attentats-suicides qui ont ensanglanté la Syrie.

Dans une notification administrative datée du 20 novembre, signée par la secrétaire d'État Hillary Clinton et devant être rendue publique mardi, le Front al-Nosra, ou Jabhat Al-Nosra, est désigné comme une "organisation terroriste étrangère".

Conséquences de cette décision, le département du Trésor a indiqué, mardi, avoir ajouté les noms de deux chefs du Front al-Nosra, Maysar Ali Moussa Abdallah al-Joubouri et Anas Hassan Khatab, à sa liste noire. Conformément à la procédure américaine classique dans ces cas-là, tous les biens du Front al-Nosra aux États-Unis seront gelés et aucun ressortissant américain n'aura le droit de mener des transactions avec ce groupe.

FRANCE 24

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