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BURUNDI

Burundi : affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et rebelles

Patrouilles de la police burundaise dans les rues de Bujumbura, la capitale.
Patrouilles de la police burundaise dans les rues de Bujumbura, la capitale. AFP (archives)
3 min

Les combats opposant l’armée, la police et des civils à un groupe de rebelles non identifiés ont causé la mort d’au moins 35 personnes, dont 34 insurgés, au nord de la capitale du Burundi. Selon des témoins, les assaillants arrivaient de RDC.

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Les affrontements entre les forces de l'ordre du Burundi et un important groupe de rebelles non identifié, mardi 30 décembre, ont fait au moins 35 morts, dont 34 parmi les rebelles et un soldat, selon un bilan révisé à la hausse fourni mercredi par une source militaire.

"Les forces de l'ordre ratissent le secteur de combat et les vallées où se sont cachés les membres du groupe armé", a expliqué à l'AFP sous le couvert d'anonymat un général de l'armée.

Mercredi "à la mi-journée, on avait déjà retrouvé 34 corps d'assaillants", a-t-il poursuivi. "De notre côté, on déplore la mort d'un soldat", a-t-il affirmé, précisant qu'un autre soldat et un policier avaient été blessés.

Un bilan plus lourd, selon les habitants

Des habitants sur place et un responsable local ont évoqué un bilan plus lourd côté forces de l'ordre, d'au moins cinq soldats tués. Le porte-parole de l'armée, le colonel Gaspard Baratuza, n'a pas commenté ces chiffres. Deux autres sources militaires ont cependant confirmé, également sous couvert d'anonymat, la mort d'une trentaine d'assaillants. Un précédent bilan faisait état, mardi soir, de 14 assaillants tués.

Les forces de l'ordre burundaises - armée et police appuyée par des civils en armes - ont intercepté et affronté mardi, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale Bujumbura, un imposant groupe de rebelles (200 hommes selon des habitants) en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) voisine. Les combats ont duré toute la journée.

Selon l'armée, les rebelles voulaient rejoindre la forêt de la Kibira, plus en profondeur dans le centre-nord du pays. La Kibira court sur les sommets de la crête Congo-Nil partageant le Burundi du nord au sud et servait de sanctuaire aux groupes armés pendant la guerre civile burundaise (1993-2006), notamment à la guérilla hutu en lutte contre l'armée alors dominée par la minorité tutsi.

Rebelles "en débandade"

Selon le général de l'armée, "il n'y a eu aucun contact militaire depuis le début du ratissage ce matin [mercredi] car le groupe armé qui a attaqué depuis la RDC est totalement en débandade". Toujours selon lui, l'armée, dans sa traque, a retrouvé "des uniformes, des sacs pleins de ravitaillement, des bottines, ainsi que plusieurs armes". Aucune information n'était cependant encore disponible sur l'identité des rebelles.

La zone frontalière où se sont produits les affrontements a été le théâtre de plusieurs attaques de rebelles en provenance de RDC depuis le début de l'année. Les précédentes attaques ont systématiquement été revendiquées par une branche dissidente des Forces nationales de libération (FNL, ex-rébellion hutu devenue parti d'opposition), qui a cette fois-ci nié toute implication.

La recrudescence des violences armées à l'approche des élections cruciales prévues fin juin inquiète au Burundi. Avant la guerre civile, l'histoire du petit pays d'Afrique des Grands Lacs avait déjà été jalonnée de massacres ethniques entre majorité hutu et minorité tutsi. Les précédentes élections de 2010, boycottées par l'opposition, avaient débouché sur des violences.

Avec AFP
 

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