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La police indienne inculpe les agresseurs présumés de l'étudiante violée

AFP

Cinq auteurs présumés du viol collectif en décembre d'une jeune étudiante indienne, décédée des suites de son agression, ont été déférés devant la justice. Le fait divers a provoqué une vague d’indignation en Inde.

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Le processus judicaire contre les accusés du viol collectif d’une étudiante à New Delhi, décédée à la suite cette agression d’une rare sauvagerie, a débuté jeudi 3 janvier avec l’inculpation formelle de cinq des six hommes mis en cause. "Ils sont inculpés officiellement de meurtre et de viol en réunion. Les accusés, dont un mineur, reconnaissent les faits et semblent même coopérer avec la justice. Les cinq majeurs risquent la peine de mort", souligne Grégoire Queinnec, le correspondant de FRANCE 24 à New Dehli.

Les suspects, âgés de 19 à 35 ans, n'étaient pas présents lorsque les médias ont été autorisés à entrer dans la salle d'audience pour écouter une partie de la lecture du procès verbal. Un sixième accusé, présenté comme ayant 17 ans, n'a pas comparu, dans l'attente du résultat des examens osseux ordonnés par les autorités pour déterminer avec précision son âge, a précisé à l'AFP un porte-parole de la police.

"Le père de la victime réclame la pendaison pour les six accusés, dont le mineur. Il réclame donc qu'on change la loi afin que les mineurs ne puissent échapper à la peine de mort", explique le journaliste de FRANCE 24.

"Un gros buveur amateur de bagarres"

Le rapport d'accusation de la police, de 1 000 pages selon les médias, compile les preuves accumulées et notamment le témoignage accablant du petit ami de la victime, qui a également été frappé à coup de barres de fer. Les suspects ont tenter d'écraser avec l'autobus la victime après le viol. Son compagnon a réussi à la mettre à l'abri juste à temps.

Celui que les médias et la police présentent comme le meneur de l'attaque, le conducteur de l'autobus habituellement chargé du ramassage scolaire où s'est produit le viol, est décrit par son voisinage comme un gros buveur amateur de bagarres. Selon la police, lui et ses comparses avaient beaucoup bu avant de décider de prendre l'autobus pour une virée nocturne.

Le secrétaire à l'Education, Shashi Tharoor, a ouvert mercredi un débat en proposant qu'une nouvelle loi réprimant plus sévèrement les agressions sexuelles, porte le nom de l'étudiante en kinésithérapie. Même si de nombreux éléments de sa vie personnelle et familiale ont été évoqués dans la presse, son nom n'a toujours pas été dévoilé. Le frère de la victime a affirmé au quotidien "The Indian Express" que sa famille n'y était pas opposée. "Mon père pense que s'ils veulent donner le nom de ma sœur à la justice, ils peuvent le faire, ce sera comme un hommage à sa mémoire", a-t-il estimé.

Il a toutefois demandé à ce que l'opinion respecte le deuil de la famille. "La colère publique est justifiée, mais l'histoire de ma sœur ne devrait pas être transformée en spectacle", a-t-il plaidé.

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