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François Hollande : "L’État ne peut pas être le repreneur de Petroplus"

AFP

Lors d'une rencontre avec une délégation syndicale de Petroplus à Val-de-Reuil (Eure), ce samedi, le président français a exclu une reprise du site de Petit-Couronne, placé en liquidation judiciaire, par les pouvoirs publics.

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En visite à Val-de-Reuil (Eure), ce samedi 5 janvier, à l'occasion d'une rencontre avec une délégation syndicale du site Petroplus, le président Hollande a assuré que l'État était aux côtés des salariés et qu'il s'efforçait de trouver un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne (Seine- Maritime).

Le chef de l'État a toutefois exclu une reprise du site par les pouvoirs publics. "C’est difficile de trouver un repreneur, nous devons tout faire pour aller le chercher (...) L’État fera son devoir mais l’État ne peut pas être le repreneur et ça, les salariés le savent parfaitement", a déclaré François Hollande.

"Nous avons, ici, le même devoir qu'à Florange" (Hollande)

"Je suis dans une démarche de vérité"

À la question de savoir s’il était optimiste, il a répondu en invoquant Pierre Mendès-France, président du Conseil sous la IVe République (de juin 1954 à février 1955), à qui il a ensuite rendu hommage à Louviers (Eure) : "Pierre Mendès-France était connu pour dire la vérité, même quand elle est difficile, et pour faire des choix courageux. Je suis dans cette même démarche de vérité".

Le tribunal de commerce de Rouen, qui devrait sceller le sort de la raffinerie le mois prochain, a laissé jusqu'au 5 février aux industriels intéressés pour déposer une offre de reprise. La raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 470 salariés, avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre dernier.

"Je dois montrer l’exemple"

François Hollande était accompagné en Normandie du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ancien député de Seine-Maritime, et du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait évoqué un temps une piste libyenne pour la reprise de Petroplus.

"Aujourd’hui, je dois encore être davantage présent sur le terrain national et je dois montrer l’exemple, je suis le premier responsable", a-t-il répété devant la presse, qui lui rappelait ses faibles scores dans les sondages d’opinion.

"Ce qui va et ce qui ne va pas, c’est au président de la République de l’assumer. Je ne délègue à personne d’autre cette responsabilité d’assumer devant les Français la politique que je conduis", a ajouté François Hollande.

Aucune garantie

Le chef de l’État s’était rendu à Petit-Couronne en janvier 2012, pendant la campagne électorale. Lors de cette première visite, François Hollande, alors candidat, avait appelé l'État à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d'un repreneur si Petroplus devait s'avérer défaillant. "Où est l'État, où est le gouvernement, où est le président de la République ?" avait-il notamment déclaré. Les manifestants présents à Val-de-Reuil lui ont donc demandé de "tenir les promesses" qu’il avait faites alors.

Le porte-parole de l’intersyndicale de Petroplus, Yvon Scornet, a souligné que ses relations avec le nouveau gouvernement socialiste étaient différentes de celles entretenues avec le pouvoir sous Nicolas Sarkozy. Pour autant, le syndicaliste a également déclaré que si François Hollande s’était engagé à "tout faire pour faire avancer le dossier", il n’avait en revanche donné aucune garantie.

"Ça fait plus d’un an qu’on se bat pour nos emplois, pas pour avoir de meilleures conditions de licenciement. On ne veut pas mourir en silence", a-t-il lancé.

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