Accéder au contenu principal

En route vers le Sud, les djihadistes essuient des tirs de sommation de l'armée

AFP

Alors que les islamistes avancent désormais vers le sud du Mali, près des positions tenues par le gouvernement, des tirs de sommation ont été entendus dans la nuit de lundi à mardi.

Publicité

Ils avancent désormais vers le sud du Mali. Des convois de pick-up transportant des groupes d'islamistes fortement armés ont été signalés dans la région de Mopti (à un demi-millier de km au nord-est de la capitale), non loin des positions tenues par l'armée malienne qui a procédé à plusieurs tirs de sommation.

"Les insurgés avancent et ont été repérés en plusieurs endroits. (...) Nous les attendons. S'ils nous attaquent, nous riposterons", a indiqué une source militaire sous le sceau de l'anonymat. "L'armée malienne a effectué lundi et, dans la nuit de lundi à mardi, vers Kona [localité de la région de Mopti, NDLR], des tirs de sommation face à l'ennemi, qui a reculé", a déclaré, pour sa part, une autre source militaire dans la matinée de mardi.

Le ministre de la Défense, le colonel Yamoussa Camara, a quant à lui déclaré au micro de RFI que des "groupes djihadistes" s'étaient déployés en plusieurs endroits de la ligne de démarcation séparant le Nord, aux mains des insurgés, du Sud, contrôlé par le gouvernement.

Du côté des rebelles, le silence est de mise. "Pour des raisons stratégiques, nous ne disons pas où se trouvent nos combattants. Le gouvernement malien est responsable de ses propos, quels qu'ils soient, sur des mouvements de troupes", a déclaré le porte-parole d'Ansar Dine, Sanda Ould Boumama.

La Guinée apporte son "soutien total" au peuple malien

Depuis avril, des islamistes radicaux, parfois alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), se sont emparés des deux-tiers du pays. Les insurgés ont profité de la désorganisation de l'armée et du vide politique créé par le coup d'État militaire ayant renversé le président Amadou Toumani Touré, le 22 mars dernier.

Le 20 décembre, l'ONU a approuvé le déploiement d'une force internationale pour déloger les groupes armés du Mali sans préciser de calendrier, mais en indiquant qu'il se fera par étapes. Elle exhorte également la mise en place d'un dialogue avec ceux qui rejettent le terrorisme et la partition du pays.

Lundi, après un entretien entre le président guinéen Alpha Condé et le Premier ministre malien Diango Cissoko, en visite à Conakry, la Guinée a réaffimé son "soutien total" au Mali.

Lors de ces échanges, "nous avons fait le tour d'horizon [de la situation] et je pense que nous partageons la même vision sur la nécessité de récupérer le Nord et [sur la nécessité de tenir] des élections pour qu'il y ait un gouvernement légitime" au Mali, a ajouté le président guinéen.

"Notre rôle est d'aider le Mali à se libérer et à combattre les forces terroristes", a-t-il poursuivi, indiquant que son pays n'était "pas concerné" par la médiation. Le Burkina Faso, pays voisin du Mali a, en effet, été désigné par l'Afrique de l'Ouest médiateur dans la crise malienne, tout comme l'Algérie.

FRANCE 24 avec dépêches

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.