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La situation humanitaire s'aggrave pour la population et les réfugiés syriens

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Après 21 mois de crise en Syrie, les besoins humanitaires de la population civile dans les zones de guerre et les camps de réfugiés dans les pays voisins ne cessent de croître.

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Après 21 mois de crise en Syrie, où les combats font toujours rage, les besoins de la population civile dans les zones de guerre ne cessent de croître. Les denrées alimentaires et le carburant viennent cruellement à manquer au moment où l’hiver frappe de plein fouet le Proche-Orient, depuis dimanche, avec de brusques chutes de températures, des précipitations et des vents inhabituels. Un million de Syriens environ vont manquer de vivres, principalement en raison des restrictions à la distribution d'aide mises en place par le gouvernement, a annoncé, mardi, le Programme alimentaire mondial (Pam) qui tire la sonnette d’alarme.

"Nous pouvons actuellement atteindre et apporter de l’assistance alimentaire à environ 1,5 million de personnes par mois, mais notre partenaire, le Croissant rouge syrien voudrait pouvoir assister 2,5 millions personnes", explique à FRANCE 24 Elisabeth Byrs, porte-parole du Pam. Or, cette agence des Nations unies "ne peut augmenter ces opérations parce que la capacité même du Croissant rouge syrien a été poussée à ses extrêmes limites", poursuit-elle. Et ce, sans oublier les difficultés à atteindre les zones les plus durement touchées par le conflit.
 
"Le Pam prend des dispositions pour importer du carburant à des fins humanitaires, régler l'impact d'une pénurie importante de fioul à travers le pays qui affecte la capacité de l'agence à distribuer des vivres à temps et trouver des camions pour assurer la distribution", a-t-elle par ailleurs indiqué lors d’un point presse à Genève.
 
À Alep, par exemple, théâtre de combats quotidiens, la majorité de la population dépend des boulangeries, où le prix du pain a augmenté de 40 à 50%. "La farine de blé se ferait également rare, de nombreux moulins ayant été endommagés par les bombardements, ainsi que le carburant, indispensable aux livraisons, et le gaz de cuisine", écrit l’Onu sur son site Web.
 
Mais ce n’est pas tout car selon Nations unies, la situation humanitaire dans toute la région ne cesse d'empirer pour la population syrienne, qui compte désormais 540 000 réfugiés dans les pays voisins. Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) a récemment prévenu que ce dernier chiffre devrait doubler d'ici à juin 2013. L’Onu a demandé à la communauté internationale un milliard de dollars pour leur venir en aide jusqu'au mois de juin.
 
Dans les camps en Jordanie et au Liban qui accueillent les centaines de milliers de Syriens, qui ont fui les violences dans leur pays, la situation est critique. Les réfugiés n'ont le plus souvent que des tentes pour s'abriter. Ainsi, dans le camp jordanien de Zaatari, qui héberge 62 000 réfugiés, le mauvais temps a détruit des centaines de tentes et attisé les tensions, qui ont dégénéré en une bousculade lors d'une distribution d'aide, au cours de laquelle des membres d'organisations humanitaires ont été blessés.
 
Depuis d’octobre, le Pam a commencé à distribuer dans ce camp des rations "sèches" que les réfugiés peuvent préparer eux-mêmes dans le camp. Les rations mensuelles sont composées de riz, de boulgour, de blé, de pois cassés, de sucre et de sel et de pain. Mais de nombreux camions du Pam ont été attaqués au cours des dernières semaines. "Selon les dernières évaluations, l'insécurité alimentaire s’est accrue en raison des pénuries de pain et de la hausse des prix alimentaires dans de nombreuses régions du pays", déplore l’agence onusienne sur son site.
 

 

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