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Arrivée d'un premier contingent de soldats togolais au Mali

AFP

Quarante soldats togolais sont arrivés jeudi à Bamako, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces troupes constituent le premier contingent de la force armée ouest-africaine déployée au Mali pour chasser les groupes islamistes armés.

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Le point sur les derniers événements marquants au 7e jour de l’opération Serval. 

SUR LE TERRAIN :

  • Quarante soldats togolais sont arrivés jeudi 17 janvier à Bamako, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces soldats sont arrivés à l'aéroport de Bamako où ils ont été accueillis par des militaires maliens et français. La force ouest-africaine qui comprendra plus de 3 000 hommes - venus du Nigeria, du Togo, du Bénin, du Sénégal, du Niger, de Guinée, du Ghana, du Burkina Faso et du Tchad - devra prendre, à terme, le relais de l'armée française qui intervient au Mali depuis le 11 janvier.
  • Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé que des pays européens pourraient mettre à disposition des solats pour l'intervention au Mali. Il est "tout à fait possible que des pays européens décident non seulement d'apporter de la logistique, mais aussi de mettre à disposition des soldats", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles, ajoutant aussitôt que la France ne pouvait "pas les forcer à le faire".
  • Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que 1 400 soldats français étaient désormais engagés dans les opérations contre les islamistes armés au Mali. Il a en outre ajouté
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  • que des combats étaient en cours, notamment autour de la ville de Diabali aux mains des islamistes (centre-ouest). Il a ajouté qu'il se rendrait dans les heures qui viennent à Berlin pour discuter de la situation au Mali avec le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière.

  • Les troupes françaises ont progressé mercredi 16 janvier vers le nord, avec des combats au sol qui constituent une nouvelle étape dans l'engagement militaire de Paris, après des raids aériens menés depuis le 11 janvier dans le centre et le nord du pays pour empêcher une avancée des islamistes vers la capitale Bamako. Les forces spéciales françaises ont combattu "au corps à corps" avec les islamistes à Diabali (ouest) où l'armée malienne était également présente, selon des sources de sécurité régionales.


SUR LE PLAN DIPLOMATIQUE :

  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a salué l'intervention française dans une conversation téléphonique avec le président François Hollande.
  • Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont approuvé jeudi la mission européenne de formation de l'armée malienne.
  • Au micro de FRANCE 24, le président malien par intérim Dioncounda Traoré,  qui avait demandé l'aide militaire de la France le 10 janvier, a balayé les accusations de ceux qui voient dans l'opération Serval le retour de la Françafrique. "On ne va pas pleurer sur le passé, a-t-il déclaré, ce que fait la France est le témoignage de son engagement pour un monde meilleur."
  • "Il y a une parfaite coordination entre l'armée française et l'armée malienne, comme entre les deux États", a ajouté mercredi soir sur FRANCE 24 Tiéman Hubert Coulibaly, ministre malien des Affaires étrangères. "Nous avons appelé la France en urgence mais nous sommes en train de nous organiser avec la Misma pour compléter le dispositif", a-t-il précisé, ajoutant que les troupes africaines devraient arriver au plus vite. 

  • Réunis à Bamako le 16 janvier, les chefs d’état-major africains ont discuté des modalités de l’intervention de la Cédéao. Nigérians, Burkinabès, Béninois, Sénégalais…  La force africaine devrait être composée de 2 000 à 3 000 hommes. Certains soldats devraient être chargés de sécuriser la capitale Bamako, tandis que d’autres seront dépêchés au nord, notamment à Diabali et Sévaré. Les pays de la Cédéao devraient commencer à déployer des contingents dans les prochaines 48 heures, a déclaré Ibrahim Dembele, chef d'état-major de l'armée malienne.

  • Le président tchadien Idriss Déby a annoncé, mercredi après-midi, envoyer au Mali un contingent de soldats "pour soutenir les efforts de la communauté internationale". Le ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki
    Mahamat a indiqué que son pays enverrait à lui seul 2 000 soldats, laissant supposer que le plan d'intervention est en train de prendre de l'ampleur.
  • En parallèle, la mobilisation des pays européens monte en puissance et de nouveaux soutiens logistiques et financiers devraient être annoncés jeudi à Bruxelles, même si l'envoi de troupes combattantes aux côtés de l'armée française n'est pas à l'ordre du jour. Berlin a annoncé la mise à disposition dans les deux jours de deux avions de transport Transall pour la Cédéao dans le cadre de sa contribution à l’opération Serval.
  • La chancelière allemande Angela Merkel a estimé mercredi que "le terrorisme au Mali" était "une menace pour l'Europe". "L'Allemagne considère que la situation dans la région fait partie de sa propre situation sécuritaire, car bien entendu le terrorisme au Mali [...] n'est pas seulement une menace pour l'Afrique, mais aussi pour l'Europe", a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse à Berlin avec le président ivoirien Alassane Ouattara. De son coté, le président de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a appelé "tous les Européens" à soutenir l'opération de la France.


SUR LES PLANS JUDICIAIRE ET HUMANITAIRE :

  • La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi qu'elle ouvrait une enquête sur des crimes de guerre au Mali. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, estime qu'une base suffisante existe pour croire que les crimes suivants ont été commis : meurtres, mutilations, traitements cruels, tortures, viols, exécutions extra-judiciaires. "Il y a eu des massacres terribles, notamment à Aguelhok [dans le nord du Mali, ndlr], selon des rituels qui nous permettent de reconnaître la main d'Aqmi", a commenté sur FRANCE 24Tiéman Hubert Coulibaly, ministre malien des Affaires étrangères."Nous avons saisi la CPI pour que la communauté internationale se rende compte", a-t-il ajouté. 

  • Les djihadistes ont coupé les télécommunications dans la ville de Gao, dans le nord du Mali, pour éviter que les habitants ne donnent des informations aux militaires maliens et français qui pilonnent les positions des combattants islamistes. 
  • Les Maliens souffrent un peu plus chaque jour de la dégrédation du conflit et les pénuries alimentaires s'accentuent. Depuis le début des bombardements français le 11 janvier, le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) dit avoir enregistré quelque 460 réfugiés du Mali dans ses quatre grands sites situés dans l'ouest nigérien.


EN FRANCE :

  • En France, le Parlement a débattu, mercredi, de l'intervention militaire au Mali. Se réjouissant de l’unité de la classe politique française, qui soutient dans son ensemble l'action du chef de l'État, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a salué "l'esprit de responsabilités des partis". Il a redit que l'intervention durerait "le temps nécessaire" et évoqué le sort des otages français retenus dans le nord du Mali : "Ne rien faire n'aurait contribué en aucun cas à la libération de nos otages". François Hollande a précisé qu'il y aurait un vote du Parlement "si l'opération devait se prolonger au-delà de quatre mois"
  • Lors de ses vœux à la presse, François Hollande a défendu l'opération au Mali, soulignant que la France n'a "aucun intérêt" dans cette intervention menée au nom des "valeurs" françaises et de "la paix". 

 

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