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MALI

Le groupe islamiste Ansar Dine en proie aux divisions

AFP
2 min

Des membres du groupe islamiste armé Ansar Dine, l'un des trois groupes djihadistes actifs dans le Nord-Mali, ont annoncé faire défection. La nouvelle organisation assure prôner une "solution pacifique" à la crise malienne.

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Dans un communiqué publié jeudi 24 janvier, des membres du groupe islamiste armé Ansar Dine, actif dans le Nord-Mali, ont annoncé faire défection à l’organisation. Optant, selon eux, pour une "solution pacifique" à la crise malienne, le groupe se réclame d’un nouveau courant : le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA).

"Le MIA affirme de la manière la plus solennelle qu'il se démarque totalement de tout groupe terroriste, condamne et rejette toute forme d'extrémisme et de terrorisme et s'engage à les combattre", affirme-t-il dans un communiqué reçu par l'AFP.

Au 14e jour de l'intervention militaire française au Mali qui a favorisé la progression vers le Nord d’une coalition franco-malienne, les islamistes "repentis" jouent en effet l’apaisement, en demandant à Bamako et Paris un "arrêt des hostilités" pour entamer un "dialogue politique inclusif".

"Composé exclusivement de nationaux [Maliens], le MIA réaffirme son indépendance et sa volonté à aller vers une solution pacifique" à la crise au Mali, ajoute-t-il. Le nouveau groupe dit "occuper" la région de Kidal, à plus de 1 500 km au nord-est de Bamako, près de la frontière nigérienne.

Dissidents issus de l'"aile modérée"

Dans la ville de Kidal justement, principalement occupée par Ansar Dine, l’un des trois groupes djihadistes actifs dans le Nord, le tout nouveau secrétaire général du MIA, Algabas Ag Intalla, est très influent. Dans cette partie du pays, il serait d’ailleurs l’héritier du trône désigné. Ce dissident, qui se revendique de l’"aile modérée" d’Ansar Dine, avait pris part aux négociations de Ouagadougou, au Burkina Faso.

L’ancien porte-parole du mouvement intégriste, Mohamed Ag Arib, a également rejoint le MIA. Ces défections sont un coup très dur porté à l’organisation dirigée par l’ex-rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly, selon Serge Daniel, correspondant de France 24 au Mali. "Ces membres étaient de très très proches collaborateurs d’Iyad Ag Ghaly."

FRANCE 24 avec dépêches
 

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