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Biographie de Zlatan : "Je me tape de ce que les autres pensent"

AFP

Vendue à 700 000 exemplaires en Suède, la biographie de Zlatan Ibrahimovic sort ce mercredi en France. Dans ce livre, la star du PSG se livre sans concession. Il y raconte son enfance difficile dans une banlieue suédoise et sa rage de s'en sortir.

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L’attaquant suédois a sobrement choisi d’intituler sa biographie : "Moi Zlatan Ibrahimovic". Énorme succès de librairie en Suède avec plus de 700 000 exemplaires vendus, le livre était très attendu en France où le footballeur est une star sous le maillot du Paris-Saint-Germain.

Pendant près d’un an, le sportif s’est confié trois ou quatre fois par semaine à David Lagercrantz, un écrivain et journaliste suédois à succès. Fidèle à sa réputation, Zlatan s’est livré sans langue de bois et n’a pas tenté d’enjoliver son histoire.

Le petit voleur de bicyclette

La couverture de la biographie de Zlatan Ibrahimovic
La couverture de la biographie de Zlatan Ibrahimovic

Né en 1981 à Rosengard, une banlieue difficile de la ville de Malmö, le petit garçon n’a pas connu une enfance idyllique. Il n’a que deux ans lorsque ses parents divorcent. Sans repère, Zlatan est ballotté entre le domicile de sa mère croate et de son père bosniaque. "Il n’y avait pas à la maison de conversation civilisée à la suédoise du type : 'Chéri, s’il te plaît, pourrais-tu me passer le beurre ?'. C’était plutôt : 'Va chercher le lait, espèce d’enfoiré !'", raconte-t-il dans son autobiographie.

La star du PSG ne cache rien des problèmes de sa famille. Il évoque la détresse de sa demi-sœur toxicomane et l’alcoolisme de son père brisé par la guerre en Bosnie. Il se souvient aussi des violents coups de cuillère reçus sans aucune raison et du frigo désespérément vide : "Parfois, il n’y avait que de la bière et mon estomac grouillait, c’est une douleur que je n’oublierai pas". Livré à lui-même, Zlatan se transforme en petit caïd et commence dès l’âge de 10 ans à voler ses premières bicyclettes : "Je pétais les cadenas. J’étais un expert. Boum, boum !".

"N’en faire qu’à ma tête"

Loin de ce chaos familial, le gosse se réfugie dans le football. Il entre dès six ans dans son premier club, à Malmö. Alors que les autres gamins se moquent de ses chaussures en mauvais état et que les parents lancent une pétition pour se plaindre de son comportement, Zlatan affirme déjà son caractère en n’écoutant pas les critiques. Il suivra cette ligne de conduite durant toute sa carrière. "Je n’ai toujours eu qu’une seule et même philosophie : n’en faire qu’à ma tête. Je me tape de ce que les autres pensent et je n’ai jamais aimé me retrouver au milieu de gens coincés", affirme-t-il fièrement.

Malgré ses coups de sang et l’avis des services sociaux qui lui avaient conseillé "un suivi psychiatrique", le géant de Rosengard (1m95) se fait remarquer sur les terrains. À 17 ans, il signe son premier contrat avec l’équipe professionnel de Malmö. La Zlatanmania est alors lancée. L’Ajax Amsterdam, la Juventus de Turin, l’Inter Milan, le FC Barcelone, l’AC Milan et le PSG s’arrachent les services de cet attaquant de génie.

Régler ses comptes

De club en club, le Suédois brille par son talent. Dans chaque nouveau championnat, il remporte le titre national. Mais le "serial buteur" est aussi connu pour son caractère bien trempé. Au Barça, il s’oppose vivement à l’entraîneur Pep Guardiola. Vexé de ne pas assez jouer et d’être dans l’ombre de Lionel Messi, il perd patience : "Je fixais du regard la boîte en métal dans laquelle nous jetions nos affaires sales. Je donnai un coup de pied dedans. (…) J’allais vers Guardiola et je hurlai : 'Tu n’as pas de couilles !'".

Loin de s’excuser pour cette attitude radicale, Zlatan la revendique. "Si je ne suis pas en colère, je ne joue pas bien. J’ai besoin de gueuler, je fais du boucan", explique le footballeur. Le numéro 10 du PSG espère d’ailleurs servir d’exemple. S’il a accepté de raconter sa vie, c’est pour donner espoir à "tous ces gosses qui se sentent différents, qui ne sont pas vraiment dans le moule et qui se font remarquer pour un tas de mauvaises raisons. Ça ne pose aucun problème de ne vouloir ressembler à personne d’autre qu’à soi".

"Moi, Zlatan Ibrahimovic", par Zlatan Ibrahimovic et David Lagercrantz, JC Lattès, 447 pages, 20 euros.

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